Cours sur le vin et ateliers de dégustation à Montréal (Canada)
"Participer à une dégustation, c'est d'abord s'offrir du temps, du temps pour soi pour prendre conscience de la beauté des choses ainsi que de soi-même" (Anonyme)
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NOTE: En poursuivant cette lecture, vous déclarez avoir l'âge légal requis dans votre pays pour consommer de l'alcool.
Vallegre Vinhos do Porto SA, est une entreprise viticole familiale dédiée à la production de vins de porto et de vins de table, dont le siège social est situé à Quinta da Vista Alegre, sur la rive droite du fleuve Douro, où se trouve son chai et centre de vinification.
En plus de l'huile d'olive, la maison élabore une dizaine de vins tranquilles, ainsi qu'une quarantaine de portos sous diverses marques. Ces produits sont exportés dans plus de 25 pays.
Plus de 17 références de cette maison sont présentement disponibles au Québec(voir ici).
Le vin cité en rubrique, la cuvée Seleção (qui signifie: Sélection), est un assemblage issu de jeunes et de vieilles vignes (20 et 65 ans). On utilise des cépages pouvant élaborer des portos, mais ici le vin n'est pas muté (fortifié) car on désire obtenir un vin tranquille.
Il a été élevé en barriques de chêne français pour une période de 18 mois.
Disons en tout premier lieu, que ce vin propose un niveau de qualité plus élevé que la moyenne des cuvées se retrouvant dans cette catégorie de prix.
S'affichant vêtu d'une robe à la tinte pourpre et très sombre, ce vin en impose par sa teinte opaque. Passablement aromatique, il livre d'invitants parfums de mûre, de framboise et de myrtille, enrichis de notes de vieux bois et d'un soupçon de cacao et de vanille. Un vin à la puissance bien contenue. On remarquera l'incroyable souplesse de sa masse tannique. La bouche sphérique, non dénuée de finesse est de bonne longueur. Une pointe de fraîcheur mentholée apparaît en finale, contribuant à l'équilibre de l'ensemble.
Un bel exemple de vin parfaitement équilibré entre les saveurs fruitées et des fines notes boisées.
Invitez-le à accompagner vos plats d'agneau, de canard, de bœuf et de gibier, vos viandes rouges de qualité, ainsi que les fromages d'une certaine intensité.
Il est paradoxal que l'unique actionnaire et principal bénéficiaire de la Société des alcools du Québec soit le principal responsable de la pénible situation dans laquelle se trouve aujourd'hui cette société d'état.
Une succursale SAQ typique au Québec : l'actionnaire unique
(le gouvernement) pousse l'entreprise vers des choix risqués
(Crédit: SAQ Médiathèque)
Le jeudi 28 janvier dernier, un article paru dans le journal La Presse sous la plume de Nathaëlle Morisette et Stéphanie Bérubé (La SAQ en eaux troubles)mettait en lumière les revendications légitimes des détaillants en alimentation, à propos de la manière plutôt cavalière que la SAQ utilise pour la mise en place de zones SAQ (pour une quarantaine de produits), dans certaines épiceries et dépanneurs.
Et ils ne sont pas les seuls. Depuis plus d’un an, les nouvelles stratégies commerciales de la SAQ suscitent des plaintes de tous côtés, y compris de la part d’alliés de longue date qui commencent à critiquer ouvertement la direction prise.
Rappelons que la SAQ a annoncé la fermeture de huit succursales (pourtant rentables) en centres-villes et noyaux villageois, ce qui risque d’accélérer la dévitalisation de ces communautés (voir ici).Christian Savard, directeur général de Vivre en ville, a dénoncé cette décision avec force et arguments solides(voir ici).
Malgré des mobilisations locales, une pétition émanant de divers partis politiques et des demandes de moratoire pour préserver la vitalité des communautés, la SAQ est allée de l'avant sans fléchir.
L’article de La Presse citait une étude récente de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS), un « think tank »québécois indépendant et progressif,qui critique vivement le concept de ces nouvelles zones SAQ - autrefois appellées mini-agences. Or, l'IRIS est reconnue pour ses positions économiques clairement situées à gauche sur l’échiquier politique et idéologique.
Après avoir lu cette étude réalisée par Julia Posca, je dois dire que je suis en accord avec la plupart des conclusions de son rapport. Je vous invite à le consulter (voir ici).
Autres projets controversés
⏩ Vente de mixeurs, sodas et toniques dans certaines succursales → dénoncée par les dépanneurs comme une concurrence déloyale. Les gains de la SAQ se font au détriment des commerces privés, sans valeur ajoutée nette pour l’économie québécoise.
⏩ Marketing ciblant les 18-24 ans pour contrer la baisse des ventes → critiqué par la Maison Jean-Lapointe et l'Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) comme une incitation irresponsable à la consommation chez les jeunes (on ne répond pas à un besoin, on crée le besoin).
⏩ Livraison à domicile via Uber Eats (compagnie américaine), alors que les produits US sont boycottés en succursale → soulève des inquiétudes sur la santé publique, l’accès accru à l’alcool et une forme de « privatisation » rampante.
La SAQ a-t-elle perdu le nord ? Ces décisions qui s’enchaînent donnent l’impression d’une panique généralisée.
La racine du problème
Pourquoi la SAQ s’éloigne-t-elle autant de sa mission d’origine ? Le PDG, Jacques Farcy, l’a répété dans plusieurs entrevues depuis son arrivée : la priorité n’est pas d’offrir les meilleurs produits aux meilleurs prix, mais de répondre aux attentes croissantes de dividendes de son unique actionnaire — le gouvernement du Québec.(voir ici).
C’est là que réside le cœur du malaise. Alors que la consommation d’alcool diminue structurellement (une bonne nouvelle pour la santé publique), on exige de la SAQ qu’elle génère toujours plus de profits.
Pour compenser la baisse des volumes de vente, on augmente les prix… jusqu’à ce que cela freine à nouveau les achats et les revenus. C’est un cercle vicieux.
Cette pression s’explique en partie par la dégradation rapide des finances publiques. Suite à plusieurs investissements ratés (Northvolt, Lion Électrique, Lithion Technologies, Taïga Motors, Recyclage Carbone Varennes, etc.) et à une mauvaise gestion de projets administratifs (SAAQclic et autres chantiers TI), le Québec est passé d’équilibres budgétaires récents à un déficit record de 13,6 milliards $ pour 2025-2026 (budget de mars 2025, sous Éric Girard, ministre des Finances et responsable de la SAQ).
Ne soyons pas surpris que le gouvernement pousse si fort sur les dividendes des sociétés d’État.
Un danger qui plane
Les gouvernements, sous pression, ont parfois tendance à opérer un virage à 180 degrés sans nuance. Il serait regrettable que, face aux critiques croissantes, on choisisse d’abolir purement et simplement la SAQ au profit d’une privatisation totale et précipitée.
Car, malgré ses imperfections, le modèle actuel offre des avantages réels quand il est bien géré : contrôle de l’accès à l’alcool, soutien aux produits québécois de qualité, revenus stables pour les services publics.
Il serait dommage de jeter le bébé avec l’eau du bain. Mieux vaudrait refonder la SAQ autour d’une mission recentrée sur « boire mieux » (qualité, local, modération et éducation), en libérant l’entreprise de l’exigence d’une croissance des profits à tout prix.
Cette réforme passerait par un allègement de la pression sur les dividendes, une piste que l’IRIS défend avec raison. Le Québec en sortirait gagnant sur tous les plans : santé publique, vitalité des communautés et finances saines.
Qu’en pensez-vous ? La SAQ doit-elle continuer sur cette voie commerciale risquée, ou est-il temps d’un vrai changement de cap ?
Sucre: 1,8 gr/litre Servir: 10° Celsius À boire: 2026-2027
Provenance: achat personnel
La Weinkellerei Hechtsheim est une importante cave (Weinkellerei) créée en 1967 et qui est située à Mainz-Hechtsheim, dans la région viticole de Rheinhessen (Allemagne).
Il ne s'agit pas d'un domaine viticole avec de nombreuses vignes en propre, mais plutôt d'une cave de vinification et de négoce qui sélectionne et vinifie des raisins provenant de vignerons partenaires en Rheinhessen et parfois d'autres régions (Pfalz ou même en Hongrie).
Elle élabore une large gamme de vins allemands classiques et modernes, incluant des Riesling, des cuvées Symbiose, des Liebfraumilch, des assemblages comme Riesling-Sauvignon blanc (sous la marque 49° 50° N), des Sekt (vins effervescents), des vins aromatisés, des vins sans alcool (ex. Appalina), ainsi que des spiritueux. Elle produit aussi des marques export comme Hans Baer pour certains marchés.
Ce sont ainsi près d'une centaine de cuvées différentes réparties en 15 marques distinctes qui se retrouvent à son vaste répertoire.
Vous aurez compris que cette maison est orientée vers un marché large avec une grande diversité de styles et de prix.
Notons également que cette société fait partie du portefeuille bien étoffé du groupe français Les Grands Chais de France.
La cuvée Is this it?
Le vin cité en titre est élaboré avec du Grüner Veltliner (un cépage autrichien classique, mais cultivé avec succès en Hongrie depuis longtemps) issu de la région hongroise de Pannon, une zone viticole du sud-ouest du pays, autour du lac Balaton et des plaines environnantes.
Il y a présentement 5 produits de cette maison qui sont référencés par la SAQ, mais celui-ci est mon préféré, à cause de son équilibre et de sa faible teneur en sucre résiduel (voir ici).
Cette cuvée d'entrée de gamme qui n'a pas connu le bois (cuve inox uniquement) est proposée à un prix de détail défiant toute compétition (le producteur a reçu à peine de 3$ de la SAQ).
Puisqu'il n'était pas clair qui était le personnage sur l'étiquette, je me suis renseigné. Non pas à l'aide de l'intelligence artificielle qui est plus ou moins fiable, mais plutôt en écrivant au producteur. J'ai rapidement reçu une réponse émanant de Sophie Denk (merci Sophie!), chef de produit, Vins Europe de l'Est pour Les Grands Chais de France:
C'est une interprétation stylisée, moderne et graffiti du compositeur Richard Wagner. Ce choix artistique s’inscrit dans une série de vins dont chaque cuvée évoque, à travers une esthétique pop et décalée, une grande figure historique ou mythique. On y trouve ainsi Abraham Lincoln pour le Pinot Blanc, Ulysse pour le Pinot Noir, ou encore une version revisitée de La Jeune Fille à la perle de Vermeer sur d’autres millésimes. L’ensemble traduit une volonté de lier la tradition culturelle à une expression visuelle contemporaine, à l’image de vins qui réinterprètent eux aussi les classiques avec audace et modernité.
Voilà. Nous nous coucherons tous un peu plus intelligents, ce soir.
Accord mets-vin
Rouleaux de printemps, crevettes et mangue
Notes de dégustation:
Ce vin représente un excellent exemple de Grüner Veltliner « hors Autriche ».
Il se pare d'une brillante robe jaune clair, agrémentée de légers reflets verdoyants et argentés. Typique du cépage dont il est issu, il libère de séduisants arômes évoquant la pêche, les agrumes (lime), accentués par un soupçon de poivre blanc, au-dessus desquels flottent des notes de fleurs blanches. Un séduisant et caressant volume se manifeste en milieu de bouche, laquelle est rafraîchie par une énergique et salivante acidité. La finale s'étire un bon moment.
Particulièrement fruité et croquant dans ce millésime.
Il sera très apprécié pour les apéros, ou à table en compagnie de fruits de mer, légumes et salades repas, fromages frais ou plats asiatiques légers.
Sucre: 5,3 gr/litre Servir: 10° Celsius À boire: 2026-2027 *en promotion à 11.50$ dans la circulaire en cours
Provenance: achat personnel
La maison Robertson a été fondée en 1941. Elle a établi des liens avec 35 familles des environs qui cultivent plus de 2400 hectares de vignes et qui partagent la même philosophie de production. On retrouve plus d'une dizaine de types de sols différents sur leurs différents vignobles. Les vignerons de chez Robertson font exprimer par la suite le message que chacun des cépages désire livrer en cultivant ceux-ci dans les terroirs qui leur conviennent le mieux.
Ce producteur conçoit une cinquante de cuvées dans les trois couleurs, réparties en vins tranquilles et effervescents. De ce nombre, 6 vins sont présentement disponibles au Québec (voir ici).
Les raisins du vin mentionné en rubrique proviennent de 35 vignobles spécialement choisi dans la vallée de Robertson. Les sols y sont alluviaux et riches en chaux. on n'y reçoit que 280 mm de pluie par année.
Les raisins sont délicatement pressurés à l'aide d'un sac pneumatique. On protège le moût de l'oxydation. On fermente en cuves inox thermorégulées à 13° Celsius, pendant 18 jours.
Les habitués de cette cuvée doivent toutefois prendre de la nouvelle présentation de ce vin.
Avant Maintenant
Ce vin, un produit courant de la SAQ, se trouve à juste titre depuis plusieurs années, parmi ses meilleurs vendeurs.
Les nombreuses hausses de prix de la SAQ des 3 dernières années ont cependant fait passer le prix de ce vin de 9,90$ à 12,50$.
Bon à savoir: ce vin est également disponible en format de 3 litres (ensaché sur les lieux de production et non pas importé en vrac) à 39,75$(voir ici).Puisque 3 litres équivaut à 4 bouteilles, il vous revient alors à moins de 10$ pour 750 ml.
Malgré son prix accessible, ce vin blanc sud-africain est fort goûteux et déborde de saveurs.
Habillé d'une robe brillante jaune doré clair, agrémentée de quelques reflets verts, ce vin propage des notes florales qui survolent les parfums d'agrumes, de poire et de miel léger, enrichis d'un soupçon tropical. La bouche est souple et légèrement grasse. Plus équilibré que jamais, il bénéficie d'une très bonne persistance gustative pour un vin de ce prix. Un vin technologique, très bien fait que l'on a pas eu besoin d'acidifier à outrance comme certains autres vins du Nouveau Monde.
Difficile d'en demander davantage à ce prix. Il conviendra de l'apéro au fromage selon votre menu, tant il est polyvalent; mentionnons entre autres les fruits de mer, les poissons grillés ou au four et les viandes blanches rôties (volailles, porc, etc.).
Que ce soit pour approvisionner ses succursales ou pour des commandes d'importation privée, il n'y a que la Société des Alcools du Québec (SAQ) qui est autorisée à importer du vin pour le Québec, en vertu du monopole qu'on lui a consenti.
Or, quand il n'y a qu'un seul joueur, celui-ci est forcément obligé de restreindre sa sélection. Pour des raisons d'espace et de logistique en premier lieu, mais également pour maximiser la rentabilité, le but premier étant de faire le plus d'argent possible et non d'offrir la meilleure variété.
La présente offre
Aux quelques 9,000 cuvées apparaissant au répertoire de la SAQ (qui a déjà été plus élevé), s'ajoutent plus de 16,000 que des agences proposent en cours d'année à leurs clients, des restaurants pour la plupart, pour un total de 25,000 références. C'est un choix honorable qui a de quoi rencontrer les besoins de la majorité des consommateurs.
Mais si vous pensiez que presque tous les bons vins de la planète sont présents au Québec, j'ai le regret de vous apprendre qu'il en manque plusieurs. Beaucoup même!
Selon diverses sources (dont certaines intelligences artificielles), bien qu'il soit à peu près impossible de connaître le nombre exact de vins différents qui sont actuellement commercialisés dans le monde (et je ne tiens pas en compte les nombreux vins vendus en vrac), on peut estimer qu'il y en a entre 1 million et 1.5 million.
Faisons en semble quelques calculs. Retenons le chiffre le plus bas de cette fourchette, soit 1 million (par mesure de précaution). J'en retire la moitié, pour éviter la redondance et pour des raisons de qualité insuffisante pour notre marché. Il en reste ainsi tout de même 500,000 (au bas mot).
En mettant ainsi ce chiffre en rapport avec les 25,000 vins présents, disponibles à l'occasion dans notre province, nous pouvons affirmer que nous avons au Québec, approximativement 5% (25,000 sur 500,000) des bons vins de la planète. C'est beaucoup et peu à la fois.
Tant qu'il n'y aura qu'une seule partie prenante pour décider ce que vous pourrons boire ou non, beaucoup de bons vins vous échapperont.
D'où l'importance quand vous voyagez, de profiter de l'occasion de mettre la main sur des perles absentes de notre marché. Le vin qui suit en donne un bon exemple.
Fusion V, De Toren, Stellenbosch, 2009, Afrique du Sud
SAQ #:non disp. Prix: 45,00$* (sur place en 2012) Alcool: 14% Sucre: < 2 g/litre Servir:16-17°Celsius Carafe: 30min. À boire: 2026-2034
*Vendu aujourd'hui environ 65$ CAN à la propriété
Ce domaine fut ondé en 1991 par Emil den Dulk et son épouse Sonette den Dulk, qui ont quitté leur vie à Johannesburg pour s’installer sur les collines de Polkadraai, à Stellenbosch, attirés par la vue imprenable sur False Bay, Helderberg et Table Mountain.
Ce qui a commencé comme un projet pour repartir à neuf est rapidement devenu l’un des domaines les plus respectés d’Afrique du Sud pour ses assemblages bordelais de haut vol.
Le nom « De Toren » (De la tour en néerlandais) fait référence à la tour emblématique du chai, qui permet un écoulement par gravité, une première en Afrique du Sud à l’époque.
Le domaine s’est spécialisé dès le départ dans les assemblages bordelais : le Fusion V (Cabernet-dominant, premier millésime 1999) et le Z (principalement Merlot, dès 2004), tous deux issus des cinq cépages nobles bordelais plantés sur 25 hectares de sols granitiques parmi les plus anciens au monde (540 millions d'années).
Pour cette entreprise viticole, la diversification est le mot d'ordre. Ainsi, 15 types de sols identifiés dans le vignoble qui est composé de 25 clones parmi les 5 cépages utilisés, lesquels sont greffés sur 10 porte-greffes différents.
Emil den Dulk, passionné et perfectionniste, a dirigé le projet avec le maître de chai Albie Koch (présent depuis le tout début) jusqu’à sa retraite en 2018-2019. Par la suite, une nouvelle structure d’actionnariat majoritaire a été mise en place avec des investisseurs suisses (notamment Cedric Nicolas Schweri, Daniel Robert Mueller et Cape Estate AG via De Toren Holding AG), tandis qu’Albie Koch conserve une part et reste aux commandes opérationnelles.
Outre le vin d'entrée de gamme Délicate, les cuvées phares Fusion V et l'Édition Z, le domaine produit des vins ultra-premium comme Book XVII et The Black Lion (Shiraz), souvent issus de sélections parcellaires extrêmes avec imagerie infrarouge, ainsi que la cuvée Patronus, un monocépage de Malbec issu de vignes centenaires, pour un total de 6 cuvées, toutes en rouge.
Le vin mentionné ci-dessus, la cuvée Fusion V, la première sortie commerciale du domaine, a débuté avec le millésime 1999. Son nom fait référence à l'harmonieuse communion des 5 cépages nobles de la région française de Bordeaux.
Il est issu de rendements très bas, soit environ 1 kilo de raisins par pied, suite à un éclaircissage sévère (vendanges en vert) jusqu'à 40% des grappes.
L'étiquette de la cuvée Fusion V de nos jours
La vendange manuelle est effectuée aux premières heures du jour (premières 2 heures de lumière) pour préserver fraîcheur et arômes. Tri manuel rigoureux à la vigne et au chai.
Verticale des millésimes 2001, 2010, 2016 et 2021
Pressurage doux en paniers, fermentation en cuves petites et larges (meilleur ratio peau/jus), macération pelliculaire et extractions douces/non interventionnistes. Chaque cépage et chaque parcelle vinifiés séparément avant l'assemblage final.
Élevage: 12 mois en barriques de 225 litres (environ 50 % neuves, 50 % de second passage ; typiquement 90 % chêne français + 10 % américain, ce dernier souvent réservé au Malbec pour son caractère). La cave à barriques est climatisée (16 °Celsius / 80 % humidité) pour un vieillissement optimal. Les vins reposent sans perturbation pendant toute la période.
Aucunes fuites couleuses au niveau du bouchon de liège qui, pendant plus de 16 ans, a bien son travail.
Mon unique erreur fut de ne pas avoir utilisé un bilame. Le bouchon a cassé au milieu, laissant la partie inférieure dans le goulot. Heureusement, il est demeuré bien coincé, ce qui m'a permis de retirer la partie restante intacte avec la vis du tire-bouchon qui une fois retirée s'est désagrégée en plusieurs morceaux. Aucun morceau de bouchon n'est tombé dans la bouteille. Ouf!
Accord mets-vin
Jarret d'agneau braisé
Notes de dégustation:
Ce classique et élégant vin sud-africain rivalise sans complexe pour 10 fois moins cher, avec les meilleurs crus classés bordelais. S'il était disponible ici, j'en achèterais immédiatement au moins 6 bouteilles.
Cette bouteille était aussi bonne qu'un certain Château Latour 1993 dégusté au mois d'août dernier! Le vin avait toujours une coloration rubis foncé avec de légers reflets grenat au pourtour du verre. Ce sont les arômes tertiaires qui dominent maintenant à l'olfactif (champignons, terre humide, boîte à cigares, etc.) avec des relents à l'arrière-plan de cerise noire, de mûre et de cassis. Belle matière veloutée et fondue qui caresse le palais, dont les suaves flaveurs se prolongent en une belle fraîcheur minérale. Du grand art!
Il tiendra encore facilement la route 7-8 ans. Difficile de ne pas ressentir une certaine émotion. Pas mal, pour un vin sud-africain!
Un vin d'une telle tenue se doit d'être consommé avec des viandes de qualité (agneau, sauvagine, boeuf, gibier), nappés d'une sauce raffinée.