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mercredi 10 juin 2026

La SAQ a détruit (sans aucune justification) une collection de vins de grande valeur (encore une fois!)


La Société des alcools du Québec (SAQ) a détruit 219 bouteilles de vin de grande valeur appartenant à un collectionneur québécois, incluant des crus rares qui ne pourront jamais être remplacés, a appris La Presse. La précieuse collection avait pourtant été confiée à la société d’État (par l'Agence du Revenu du Québec) avec la mission d’en prendre soin.






C'est à lire! Vos yeux refuseront de croire à une telle invraisemblable et stupéfiante histoire! Et normalement, quelques questions devraient apparaître dans votre esprit.

Pourtant, ce n'est pas la première fois que des bouteilles de collection de grande valeur disparaissent mystérieusement de l'inventaire dont la SAQ à la garde.


C'est déjà arrivé!

Le 11 décembre 2014, je relate sur ce blogue la rocambolesque explication fournie par notre monopole d'état, au sujet de 450 bouteilles qu'elle avait acquise de la recherchée collection de monsieur Champlain Charest, qui venait de fermer son réputé restaurant (Le bistro à Champlain) à Sainte-Marguerite-du-Lac Masson.

Supposément endommagées par le gel, ces bouteilles de grande valeur avaient dû selon la SAQ, être détruites, mais aucune preuve matérielle à cet effet n'a jamais été fournie.

Si la journaliste qui a dévoilé cette histoire n'avait pas reçu une information privilégiée, personne n'en aurait jamais entendu parler!




Des parallèles troublants

Dans les deux cas cités ci-dessus, les bouteilles disparues sont de grande valeur étaient sous la garde de la SAQ et une aura de mystère semble planer autour de leur date respective de destruction (si c'est vraiment ce qui s'est produit).


Et que dire de la chronologie du deuxième cas:

- L'Agence du Revenu du Québec procède en 2014, à la saisie préventive (avec d'autres biens) des 219 bouteilles de l'entrepreneur Steve Paquet, comme garantie de cotisations à payer, et confie la garde des dites bouteilles à la SAQ qui les place dans une section spéciale de son entrepôt de Montréal; l'affaire est porté en cour par l'ARQ et va durer plus de 10 ans.

- Au début 2025, les deux agences de revenu (Québec et Canada) sont déboutées par un juge pour enquête bâclée et preuve insuffisante; tous les biens saisis en guise de caution doivent être retournés à M. Paquet, ce qui fut fait, sauf pour ses 219 bouteilles de vin.

- Le 19 juin 2025, M. Paquet est avisé par la SAQ que ses bouteilles de vin ont été détruites en 2018!


La question à 375,000$: en vertu de quel droit la SAQ aurait détruit des bouteilles ne lui appartenant pas (placées sous sa garde par une agence gouvernementale), alors que la culpabilité de M. Paquet n'avait pas encore été établie? (il sera plutôt relaxé en 2014).


Résultat: M. Paquet poursuit la SAQ pour une somme de 375,000$ pour la perte de ses irremplaçables bouteilles et les autorités fiscales pour 40 millions de dollars, les procédures judiciaires inutiles et frivoles qu'elles ont menées ayant causé la perte de son entreprise.

Au final, le verdict pour nos valeureux fonctionnaires provinciaux (SAQ et Agence du Revenu du Québec) est très sévère. Si on ne peut dire hors de tout doute qu'il y a eu vol, on peut cependant affirmer que toute cette affaire semble baigner dans la négligence et  l'incompétence.


Mes prédictions (toutes personnelles): tout comme pour le cas survenu en 2014, nous ne saurons jamais le fin mot de l'histoire du second, soit ce qui a mené dès 2018, à la supposée destruction des 219 bouteilles de M. Parent.

La SAQ refusera de répondre à toutes les questions des journalistes (si jamais ceux-ci daignent lui en poser), prétextant que la cause a été portée devant les tribunaux. Elle fera probablement une entente hors cours avec le plaignant avec une clause de confidentialité, pour éviter le dévoilement public lors d'un procès des détails de cet épineux et embarrassant dossier.


Le résumé en audio

Voici le lien menant à une entrevue radiophonique que le journaliste de La Presse, Vincent Larouche, a accordé à Philippe Cantin sur les ondes e la station 98,5FM de Montréal, dans le cadre de l'émission Le Québec maintenant.

Bravo à cette station d'avoir eu le courage d'oser parler de ce sujet délicat, concernant un commanditaire potentiel important (la SAQ), ce que très peu de médias québécois ont les couilles de faire.






Si des développements intéressants de cette affaire devaient survenir, je vous tiendrai au courant. Restez branchés.




mardi 2 juin 2026

Pour bien déguster le vin, il est essentiel de faire confiance à son goût!


Ce conseil de base vous insufflera confiance, tout en vous permettant de progresser plus rapidement dans votre apprentissage dans l'univers du vin.




Le monde du vin pouvant paraître très intimidant pour les personnes qui débutent dans ce domaine, celles-ci parfois décident de s’en remettre entièrement à l’appréciation de certains "experts" ou "gourous à la mode" pour choisir les vins qu’elles vont déguster. 

Bien qu’il n’y a rien de mal à cela, je crois que le dégustateur en herbe ne doit toutefois pas sous-estimer ses propres capacités et faire aussi confiance en son propre goût, celui-ci pouvant varier d’une personne à l’autre. De plus, il est d'ores et déjà démontré qu’en matière de dégustation de vin, la subjectivité peut fausser la perception et par le fait même l’évaluation qui en découle. 

Il y a quelques années, je me suis amusé à faire déguster à un groupe d'amateurs avertis un vin rouge prestigieux connu et dispendieux (+de 100.00$) côte-à-côte avec un vin rouge moins connu, moins cher (~20.00$) mais tout de même de très bonne qualité. Ce que les participants ignorent c’est que le contenu des bouteilles a été inversé! Même lorsque les dégustateurs ont de l’expérience, plus de 80% de ceux-ci donnent une note plus élevée au vin le moins cher qui a été servi dans la bouteille du vin prestigieux!




Nous connaissons tous des buveurs d’étiquettes, c’est-à-dire des soi-disant grands connaisseurs de vin qui sont à l’aise financièrement et qui prennent un malin plaisir à vous nommer les grands crus que recèle leur cave à vins ou ceux qu’ils ont bus au restaurant. Ces gens seraient toutefois bien en peine de vous décrire de façon détaillée le goût de ces vins et de vous nommer les qualités qui en font de grands vins… mis à part leurs prix élevés! Sans un minimum de connaissances de base, il est futile de faire des commentaires éclairés et encore moins de tenter d’évaluer un vin quel qu’il soit.




Bien sûr acquérir ces connaissances demande un minimum de temps mais les récompenses sont grandes dont la principale est l’amélioration de la qualité de vie de celui qui les a acquises. On pourra ainsi par exemple choisir avec assurance au restaurant un vin à prix raisonnable qui conviendra parfaitement au plat qui l’accompagnera.

La première règle à suivre donc est de faire confiance à son goût. Ce n’est pas parce que plusieurs personnes disent raffoler d’un tel vin que ce doit être nécessairement le cas pour vous et vice-versa. Cela demande évidemment du courage pour aller à contre-courant de la majorité mais qui sait, c’est peut-être votre opinion qui est la bonne! La dégustation du vin doit être avant tout une question de plaisir et seulement vous pouvez évaluer ce plaisir. Dans cette optique, votre goût vaut bien celui des autres, experts ou pas.




Buvez, expérimentez, lisez et apprenez. Si vous en avez l'occasion, buvez et partager vos impressions en compagnie de gens qui ont déjà acquis une certaine expérience.  Vous verrez que votre palais, votre goût, ainsi que votre confiance, se développeront graduellement.


​Yves Mailloux
Linked IN

mercredi 20 mai 2026

𝐋𝐞 𝐯𝐢𝐧, 𝐯𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐢𝐯𝐢𝐚𝐥𝐢𝐭é


"Partager un verre, loin des écrans, reste une façon de se connecter."




Voici un court texte de Michelle Bouffard, paru le 16 mai dernier dans Le Devoir et auquel je souscris entièrement.

Extrait:

"dans un monde où nous sommes trop souvent collés aux écrans, peut-être avons-nous oublié qu’il faut parfois nous déconnecter pour être pleinement présent."


Lire l'article



dimanche 10 mai 2026

Bonne Fête des Mères à toutes les mamans!


À toutes les mamans du monde, en cette Fête des Mères : merci pour votre tendresse, votre force tranquille et cette lumière que vous semez chaque jour autour de vous.





Vous êtes les gardiennes des souvenirs, des réconforts silencieux et des élans du cœur qui traversent le temps.

Aujourd’hui, je vous célèbre, pour les gestes simples, les sacrifices invisibles et l’amour immense que rien ne remplace.

Bonne Fête des Mères à toutes ces femmes extraordinaires qui font grandir le monde avec douceur et courage.

dimanche 19 avril 2026

Scoop! - La SAQ reculerait bientôt sur sa décision de ne plus remettre de boîtes de carton à ses clients


Le 16 avril dernier, la SAQ communiquait aux médias une nouvelle auquel personne ne s'attendait: à compter du 1er août 2026, elle conserverait pour elle les boîtes de carton vides ayant servi à transporter les produits qu'elle reçoit d'un peu partout dans le monde (Voir ici).




Les raisons fournies ne tenant pas la route, cette décision a suscité un tollé de la part non seulement de la clientèle, mais également des employés u monopole d'état.

J'ai appris de sources généralement bien informées que la haute direction de la SAQ annoncerait très bientôt, soit au tout début de cette semaine, qu'elle renonce à ce projet!

Quelques coups de fil entre des membres du gouvernement du Québec et le PDG auraient été échangés il y a à peine quelques heures à ce sujet.

Si cette rumeur se concrétise, ce serait une bonne nouvelle et l'un des rares fois depuis longtemps que l'on met la priorité sur les besoins réels des clients.

À suivre...



Ajout du 20 avril 2026

C'est confirmé! Le PDG de la SAQ, par voie de communiqué, fait volte-face, allant même à s'excuser pour avoir appuyé cette décision qui était contraire au gros bons sens (Voir ici).

Bravo. Mais on peut tout de même, à la lumière des décisions douteuses prises par la direction de la SAQ depuis la dernière année, se questionner sur la compétence de ses dirigeants à qui, en plus de leurs imposants salaires, nous versons pour plus de 10 millions de bonis à chaque année.

Pensez-y:  l'achalandage diminue = bonis, le service à la clientèle se dégrade = bonis, les ventes et les profits baissent = bonis!





Je vous invite à lire la pertinente réflexion que la journaliste Marie-Claude Lortie (journal Le Droit) a publié sur sa page Facebook, suite à cette volte-face:


"La SAQ a bien fait de faire volte-face mais sa première décision de ne plus redonner les boîtes en carton aux clients n’aurait jamais jamais dû être prise.

Cette société d’État navigue d’erreurs en erreurs — son opposition à la consigne des bouteilles de vin ! Uber Eats ! — oubliant totalement qu’un monopole vient avec des responsabilités.

Quand allons-nous prendre le taureau par les cornes et soit la privatiser soit la remettre sur le chemin de la responsabilisation.

Pour le moment, c’est une société d’État qui a donc un rôle social et de leader économique et environnemental à jouer, qu’elle ignore totalement. Bien des entreprises privées en marché concurrentiel agissent de façon plus responsable.

Pourquoi tolérons-nous le statu quo ?

Vous savez comme on s’étonne de l’inertie des Américains face à certaines aberrations ? Nous aussi on a notre inertie."




dimanche 5 avril 2026

Joyeuses Pâques à chacun de vous!


J'aimerais profiter de cette journée particulière pour souhaiter à tous mes lecteurs et toutes mes lectrices de plusieurs pays dans le monde, de très joyeuses Pâques!




J'aime bien les lapins. Surtout ceux en chocolat!

Et sur une note un peu plus sérieuse, j'aimerais vous souhaiter en ces temps quelque peu troublés, la paix et la sérénité.






mercredi 1 avril 2026

De la SAQ à la SSAQ?


Scoop: La SAQ pourrait bientôt changer de nom!

Afin de stopper la baisse de ses ventes et surtout de ses profits, la SAQ remplace présentement ses produits alcoolisés, par d’autres sans alcool, car ces derniers connaissent une forte croissance et représentent l’avenir, selon leurs études.

Elle désirerait également qu’on lui octroie le monopole de la vente de ces produits, bien qu’ils soient déjà depuis longtemps vendus en marché libre, afin d’éliminer cette gênante compétition qu’il l’empêche de les vendre à des prix outrageusement plus élevés, comme elle peut déjà le faire depuis plus de 100 ans avec les vins et les spiritueux.

Le ministre des Finances du Québec est présentement en train de réfléchir à cette question.




Afin que la clientèle prenne conscience rapidement de ce virage vers cette nouvelle catégorie de produits, on songe à légèrement modifier le nom de l’entreprise qui passerait de SAQ à SSAQ, soit la


Société des Sans Alcool du Québec
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P.S. Vous aurez compris (je l’espère!) que c’est de l’humour. Ceci a été publié le 1ier avril. Mais avec les décisions folles qui se prennent depuis quelques temps au Québec, avouez que vous y avez cru pendant un moment!

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Image créée par intelligence artificielle à partir
de mes instructions de base




mardi 24 mars 2026

10 vins pour palais blasés en quête d'émotions


Vous avez tendance à presque toujours acheter les mêmes vins ou vous croyez avoir tout vu et tout bu?




Rassurez-vous, il existe des vins susceptibles de vous surprendre encore et qui secoueront vos habitudes de dégustation.




Qu'ils soient élaborés avec des cépages oubliés provenant de régions méconnues, ou assemblés ou vinifiés de façon différentes, ces vins ont le mérite de bousculer les certitudes.




Suite à une dégustation organisée le 17 mars dernier par l'A3 Québec, j'ai été confronté avec une douzaine d'autres collègues à 43 vins dits insolites ou atypiques qui sortent des chemins balisés.




Bien sûr, le résultat final n'est pas toujours à la hauteur des attentes. Vous trouverez donc ci-dessous, ma liste des 10 cuvées qui m'apparaissent parmi les plus intéressantes à découvrir.

Seuls les produits représentant de bons rapports qualité/prix ont été retenus.

Cette sélection s'adresse également à vous, si comme moi vous avez le palais curieux ... et audacieux.




Vins blancs

Cullerot, Celler del Roure, Valencia, 2023, Espagne, 21,90$

Selon l'agence: un vin d'une région méconnue, réalisé avec des cépages autochtones rescapés, la vinification est en tinajas ancestrales et tout ça, d'un producteur emblématique des Alforins (Valence)!



Robe jaune légèrement soutenu; arômes floraux et de pêche subtilement mûre; agréable et charmeur petit profil beurré; Légère amertume en finale sur le noyau de fruits blancs qui apporte toute la fraîcheur voulue. Plaira à la majorité.

Disponibilité SAQ (en ligne présentement et très bientôt en succursale)



Bienbebido Come Pulpo, Vintae, Vino de mesa, 2024, Espagne, 16,55$

Selon l'agence: De l’Albarino de la Rioja, c’est atypique. Ce vin provient de raisins d'Albarino récoltés dans la région de la Rioja, mais le cépage n'est pas reconnu comme un des cépages de l'appellation donc le cépage ne peut être mentionné sur l'étiquette. Très peu de vins à base d'Albarino proviennent de la Rioja.


En sus de sa provenance, ce vin d'Albarino qui possède vraiment les caractéristiques de ce cépage, coûte moins cher que ceux issus des appellations habituelles (ex: Rias Baixas). Il développe un certain volume en bouche avec une indéniable finale saline.




Vid.a.bee Free, Montlaiz, Mendoza, 2024, Argentine, 19,95$ (bio, nature)

Selon l'agence: Un assemblage qu’on ne voit presque jamais : Chardonnay (80%) et Torrontés (20%). Le cépage emblématique argentin, intensément aromatique, rencontre la tension d’un Chardonnay vinifié droit et net. Résultat : un blanc éclatant, digeste, moderne, qui sort des repères classiques tout en restant facile d’accès.



Brillante robe jaune or clair; parfums de fleurs blanches et arômes de poire et de miel; déploie de savoureuses saveurs tout en demeurant sur une bouche fraîche et suffisamment droite; assemblage très réussi; prix judicieusement placé sous la barre des 20$; intéressant.




Albarino reserva, Bodegas Garzon, Maldonado, 2024, Uruguay, 23,85$

Selon l'agence: Les consommateurs n'ont pas l'occasion de déguster tous les jours un produit provenant de l'Uruguay, et encore avec le cépage Albarino. Ce vin défie les conventions des Albarinos classiques de l'Atlantique. Son élevage s'effectue en cuves de béton et son terroir est composé de granit décomposé uruguayen. C'est un Albarino gastronomique, grâce à sa capacité à offrir la minéralité des grands blancs européens tout en possédant une structure charnue.


Arborant une brillante robe jaune clair agrémenté de reflets verdoyants, ce vin dissémine des notes de fleurs blanches, ainsi que d'attirants arômes évoquant la pêche blanche. Frais et droit, il est doté d'une finale très saline. Une rareté proposée à prix très correct compte tenu de la qualité.



La Fé, Domaine Berthoumieu, Pacherenc du Vic-Bilh sec, 2024, France, 27,15$

Selon l'agence: Le Pacherenc du Vic-Bilh Sec, appellation confidentielle du Sud-Ouest de la France encore peu représentée au Québec, offre la découverte d’un terroir singulier entre Gascogne et Béarn. Issu d’un assemblage original de 90 % Gros Manseng et 10 % Arrufiac, deux cépages autochtones rarement proposés en version sèche.


Robe jaune paille qui brille de mille feux; il dispense hors du verre un bouquet floral des plus aromatique émaillé de légers effluves de fruits tropicaux; un vin original et bien frais qui livre de juteuses saveurs rappelant la pêche et qui se prolongent longuement. Une belle curiosité!




Vins rouges

El paisano de Tares, Dominio de Tares, Bierzo, 2024, Espagne, 18,65$

Selon l'agence: Voici un vin rouge espagnol qui sort de l’ordinaire en combinant principalement le cépage Mencía (85 %) avec un accompagnement inhabituel de 15% de Palomino, Dona Blanca, Godello et d'Alicante (les cépages mentionnés sur saq.com sont erronés). Un retour aux sources de Bierzo, où s'assemblent raisins rouges et blancs issus de vieilles vignes. Sa légèreté, sa fraîcheur et sa facilité à être servi légèrement frais le distinguent des rouges plus classiques et puissants issus du terroir de Bierzo en Espagne.


Élaboré avec des raisins vendangés à la main, issus de vignes de 65 ans poussant à des altitudes de 500 à 700 mètres. Vêtu d'une robe rubis légèrement claire; de gourmands parfums de violette, de fraises des champs écrasées et de prune se propagent hors du verre; ce vin de soif offre une expérience conviviale et accessible; à servir plutôt frais, autour de 12° Celsius. Vraiment pas cher!



L'impromptu, Vignobles de Saint-Verny, Côtes d'Auvergne, 2022, France, 23,55$

Je fus l'un des tout premiers chroniqueurs au Québec à vanter les mérites de ce Gamay issu de sols volcaniques du Massif Central et j'y suis revenu par la suite à maintes reprises. Pour connaître la raison du nom de ce vin et tous les détails s'y rapportant, lire ceci.


Drapé dans une robe rubis légèrement claire et subtilement violacée, ce vin répand de jolies notes florales mêlées de parfums de fraise, de cerise et de poivre blanc. Frais et gouleyant, droit et plutôt long, voilà un Gamay électrisant et fort original. Très polyvalent à table.



Pinot noir, Devil's Corner, Brown's Brothers, Tasmanie, 2024, Australie, 25,55$

Selon l'agence: Ce vin est atypique parce qu’il reflète pleinement son origine fraîche et maritime en Tasmanie, offrant une expression aromatique pure, une acidité équilibrée, et une élégance fruitée qu’on ne retrouve pas toujours dans les Pinot noirs de climats plus chauds de l'Australie continentale.



Se présentant habillé d'une robe rubis de moyenne intensité et légèrement claire, ce vin se dévoile à nous en nous présentant ses invitants parfums de framboise et d'un peu de cassis; son toucher de bouche, frais et délicat, caresse le palais tout en déployant ses belles flaveurs fruitées et sans lourdeur. Une expression invitante pour le Pinot noir australien; servir à 15-16° Celsius.



Soplar, Bodegas Moraza, Rioja DOCa, 2023, Espagne, 24,95$ (biodynamique, nature)

Selon l'agence: Le Québécois Patricio Brongo s'installe dans la Rioja chez Bodegas Moraza en 2013 après avoir rencontré sa conjointe, Janire Moraza, qui avait toujours rêvé de faire des vins à contresens des traditionnels Rioja, en abandonnant l’élevage en fût. Voici un assemblage 50-50 de Garnacha Peluda et de Tempranillo, vinifié en infusion, unique en son genre et comme vous n’en avez jamais bu. Soplar, qui signifie en espagnol « siffler une bonne bouteille entre copain » , est une cuvée juteuse à souhait, festive, conviviale et décomplexée.


Coloration rubis légèrement foncé et subtilement violacée; il en émane des notes florales, ainsi qu'un profil quelque peu animal (cuir, fourrure); un vin léger et fruité, facile à boire, avec un profil nature (mais pas trop); un vin surprenant et original, à boire frais.



Xinomavro/Syrah, Kir-Yianni, Macédoine, 2022, Grèce, 17,50$

Selon l'agence: Entre origine émergente, cépage autochtone puissant et assemblage atypique, le Xinomavro-Syrah de Kir-Yianni offre une signature différente des rouges plus classiques de France, d’Italie ou d’Espagne, tout en restant accessible et polyvalent. Issu de la Macédoine grecque, berceau du Xinomavro, il profite d’un climat continental aux forts écarts de température qui favorisent fraîcheur et structure.


Se dévoilant vêtu d'une robe rubis soutenu et toutefois légèrement translucide, ce vin propose un intéressant bouquet qui dissémine des notes de violette et d'arômes marqués d'une certaine évolution; en bouche, il révèle des tanins très souples, de la fraîcheur et de l'équilibre; un profil très original disponible pour une chanson.



Ces 10 vins vous rappelleront que votre palais peut encore rêver, en réouvrant le champ des possibles.

Essayez-en un ou quelques-uns et voyez la magie opérer!






Bonne dégustations!




vendredi 30 janvier 2026

Le gouvernement du Québec, principal responsable du virage risqué de la SAQ


Il est paradoxal que l'unique actionnaire et principal bénéficiaire de la Société des alcools du Québec soit le principal responsable de la pénible situation dans laquelle se trouve aujourd'hui cette société d'état.


Une succursale SAQ typique au Québec : l'actionnaire unique (le gouvernement) pousse l'entreprise vers des choix risqués (Crédit: SAQ Médiathèque)

Le jeudi 28 janvier dernier, un article paru dans le journal La Presse sous la plume de Nathaëlle Morisette et Stéphanie Bérubé (La SAQ en eaux troubles) mettait en lumière les revendications légitimes des détaillants en alimentation, à propos de la manière plutôt cavalière que la SAQ utilise pour la mise en place de zones SAQ (pour une quarantaine de produits), dans certaines épiceries et dépanneurs.

Et ils ne sont pas les seuls. Depuis plus d’un an, les nouvelles stratégies commerciales de la SAQ suscitent des plaintes de tous côtés, y compris de la part d’alliés de longue date qui commencent à critiquer ouvertement la direction prise.

Rappelons que la SAQ a annoncé la fermeture de huit succursales (pourtant rentables) en centres-villes et noyaux villageois, ce qui risque d’accélérer la dévitalisation de ces communautés (voir ici). Christian Savard, directeur général de Vivre en ville, a dénoncé cette décision avec force et arguments solides (voir ici).

Malgré des mobilisations locales, une pétition émanant de divers partis politiques et des demandes de moratoire pour préserver la vitalité des communautés, la SAQ est allée de l'avant sans fléchir.

L’article de La Presse citait une étude récente de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS)un « think tank » québécois indépendant et progressif, qui critique vivement le concept de ces nouvelles zones SAQ - autrefois appellées mini-agences. Or, l'IRIS est reconnue pour ses positions économiques clairement situées à gauche sur l’échiquier politique et idéologique.

Après avoir lu cette étude réalisée par Julia Posca, je dois dire que je suis en accord avec la plupart des conclusions de son rapport. Je vous invite à le consulter (voir ici).


Autres projets controversés

Vente de mixeurs, sodas et toniques dans certaines succursales → dénoncée par les dépanneurs comme une concurrence déloyale. Les gains de la SAQ se font au détriment des commerces privés, sans valeur ajoutée nette pour l’économie québécoise.

Marketing ciblant les 18-24 ans pour contrer la baisse des ventes → critiqué par la Maison Jean-Lapointe et l'Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) comme une incitation irresponsable à la consommation chez les jeunes (on ne répond pas à un besoin, on crée le besoin).

Livraison à domicile via Uber Eats (compagnie américaine), alors que les produits US sont boycottés en succursale → soulève des inquiétudes sur la santé publique, l’accès accru à l’alcool et une forme de « privatisation » rampante.

La SAQ a-t-elle perdu le nord ? Ces décisions qui s’enchaînent donnent l’impression d’une panique généralisée.


La racine du problème

Pourquoi la SAQ s’éloigne-t-elle autant de sa mission d’origine ? Le PDG, Jacques Farcy, l’a répété dans plusieurs entrevues depuis son arrivée : la priorité n’est pas d’offrir les meilleurs produits aux meilleurs prix, mais de répondre aux attentes croissantes de dividendes de son unique actionnaire — le gouvernement du Québec. (voir ici).

C’est là que réside le cœur du malaise. Alors que la consommation d’alcool diminue structurellement (une bonne nouvelle pour la santé publique), on exige de la SAQ qu’elle génère toujours plus de profits.

Pour compenser la baisse des volumes de vente, on augmente les prix… jusqu’à ce que cela freine à nouveau les achats et les revenus. C’est un cercle vicieux.

Cette pression s’explique en partie par la dégradation rapide des finances publiques. Suite à plusieurs investissements ratés (Northvolt, Lion Électrique, Lithion Technologies, Taïga Motors, Recyclage Carbone Varennes, etc.) et à une mauvaise gestion de projets administratifs (SAAQclic et autres chantiers TI), le Québec est passé d’équilibres budgétaires récents à un déficit record de 13,6 milliards $ pour 2025-2026 (budget de mars 2025, sous Éric Girard, ministre des Finances et responsable de la SAQ).

Ne soyons pas surpris que le gouvernement pousse si fort sur les dividendes des sociétés d’État.


Un danger qui plane

Les gouvernements, sous pression, ont parfois tendance à opérer un virage à 180 degrés sans nuance. Il serait regrettable que, face aux critiques croissantes, on choisisse d’abolir purement et simplement la SAQ au profit d’une privatisation totale et précipitée.

Car, malgré ses imperfections, le modèle actuel offre des avantages réels quand il est bien géré : contrôle de l’accès à l’alcool, soutien aux produits québécois de qualité, revenus stables pour les services publics.

Il serait dommage de jeter le bébé avec l’eau du bain. Mieux vaudrait refonder la SAQ autour d’une mission recentrée sur « boire mieux » (qualité, local, modération et éducation), en libérant l’entreprise de l’exigence d’une croissance des profits à tout prix.

Cette réforme passerait par un allègement de la pression sur les dividendes, une piste que l’IRIS défend avec raison. Le Québec en sortirait gagnant sur tous les plans : santé publique, vitalité des communautés et finances saines.

Qu’en pensez-vous ? La SAQ doit-elle continuer sur cette voie commerciale risquée, ou est-il temps d’un vrai changement de cap ?