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mercredi 10 juin 2026

La SAQ a détruit (sans aucune justification) une collection de vins de grande valeur (encore une fois!)


La Société des alcools du Québec (SAQ) a détruit 219 bouteilles de vin de grande valeur appartenant à un collectionneur québécois, incluant des crus rares qui ne pourront jamais être remplacés, a appris La Presse. La précieuse collection avait pourtant été confiée à la société d’État (par l'Agence du Revenu du Québec) avec la mission d’en prendre soin.






C'est à lire! Vos yeux refuseront de croire à une telle invraisemblable et stupéfiante histoire! Et normalement, quelques questions devraient apparaître dans votre esprit.

Pourtant, ce n'est pas la première fois que des bouteilles de collection de grande valeur disparaissent mystérieusement de l'inventaire dont la SAQ à la garde.


C'est déjà arrivé!

Le 11 décembre 2014, je relate sur ce blogue la rocambolesque explication fournie par notre monopole d'état, au sujet de 450 bouteilles qu'elle avait acquise de la recherchée collection de monsieur Champlain Charest, qui venait de fermer son réputé restaurant (Le bistro à Champlain) à Sainte-Marguerite-du-Lac Masson.

Supposément endommagées par le gel, ces bouteilles de grande valeur avaient dû selon la SAQ, être détruites, mais aucune preuve matérielle à cet effet n'a jamais été fournie.

Si la journaliste qui a dévoilé cette histoire n'avait pas reçu une information privilégiée, personne n'en aurait jamais entendu parler!




Des parallèles troublants

Dans les deux cas cités ci-dessus, les bouteilles disparues sont de grande valeur étaient sous la garde de la SAQ et une aura de mystère semble planer autour de leur date respective de destruction (si c'est vraiment ce qui s'est produit).


Et que dire de la chronologie du deuxième cas:

- L'Agence du Revenu du Québec procède en 2014, à la saisie préventive (avec d'autres biens) des 219 bouteilles de l'entrepreneur Steve Paquet, comme garantie de cotisations à payer, et confie la garde des dites bouteilles à la SAQ qui les place dans une section spéciale de son entrepôt de Montréal; l'affaire est porté en cour par l'ARQ et va durer plus de 10 ans.

- Au début 2025, les deux agences de revenu (Québec et Canada) sont déboutées par un juge pour enquête bâclée et preuve insuffisante; tous les biens saisis en guise de caution doivent être retournés à M. Paquet, ce qui fut fait, sauf pour ses 219 bouteilles de vin.

- Le 19 juin 2025, M. Paquet est avisé par la SAQ que ses bouteilles de vin ont été détruites en 2018!


La question à 375,000$: en vertu de quel droit la SAQ aurait détruit des bouteilles ne lui appartenant pas (placées sous sa garde par une agence gouvernementale), alors que la culpabilité de M. Paquet n'avait pas encore été établie? (il sera plutôt relaxé en 2014).


Résultat: M. Paquet poursuit la SAQ pour une somme de 375,000$ pour la perte de ses irremplaçables bouteilles et les autorités fiscales pour 40 millions de dollars, les procédures judiciaires inutiles et frivoles qu'elles ont menées ayant causé la perte de son entreprise.

Au final, le verdict pour nos valeureux fonctionnaires provinciaux (SAQ et Agence du Revenu du Québec) est très sévère. Si on ne peut dire hors de tout doute qu'il y a eu vol, on peut cependant affirmer que toute cette affaire semble baigner dans la négligence et  l'incompétence.


Mes prédictions (toutes personnelles): tout comme pour le cas survenu en 2014, nous ne saurons jamais le fin mot de l'histoire du second, soit ce qui a mené dès 2018, à la supposée destruction des 219 bouteilles de M. Parent.

La SAQ refusera de répondre à toutes les questions des journalistes (si jamais ceux-ci daignent lui en poser), prétextant que la cause a été portée devant les tribunaux. Elle fera probablement une entente hors cours avec le plaignant avec une clause de confidentialité, pour éviter le dévoilement public lors d'un procès des détails de cet épineux et embarrassant dossier.


Le résumé en audio

Voici le lien menant à une entrevue radiophonique que le journaliste de La Presse, Vincent Larouche, a accordé à Philippe Cantin sur les ondes e la station 98,5FM de Montréal, dans le cadre de l'émission Le Québec maintenant.

Bravo à cette station d'avoir eu le courage d'oser parler de ce sujet délicat, concernant un commanditaire potentiel important (la SAQ), ce que très peu de médias ont les couilles de faire.






Si des développements intéressants de cette affaire devaient survenir, je vous tiendrai au courant. Restez branchés.




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