
Antonio Galloni se veut rassurant en déclarant que « nous essayons
avant tout de minimiser les changements ». Il annonce qu’il se concentrera également sur des appellations
jusque là peu couvertes (comme Santa Cruz), ainsi que sur des vins de
consommation courante.
Ce jeune critique américain est surtout réputé pour ses expertises de vins
italiens (avant de rejoindre The Wine Advocate en 2006 il publiait à son
compte le Piedmont Report) et de vins de Champagne. Il est également connu pour avoir une ouverture d’esprit aux styles de vins
aussi bien modernes que classiques. Contrairement à Robert Parker, il
préfère donner des traits généraux plutôt que des notes*.
Robert Parker a déclaré pour sa part qu’il ne se consacrerait
plus qu’aux dégustations horizontales et verticales de vins de Californie, de
Bordeaux et du Rhône. Selon les observateurs américains, Robert Parker est en
train de se retirer progressivement du Wine Advocate, qu’il a fondé en
1978, afin d’assurer la persistance de sa revue après sa retraite complète.
Antonio Galloni pense que « cela lui permet aussi de libérer les
vignerons de contraintes que certains ressentaient » des producteurs ayant
effectivement 'parkerisés' leurs processus de vinification pour plaire aux goûts
du premier critique de vin mondial.
[Source : San Francisco Chronicle]
[Source : San Francisco Chronicle]
*Voilà qui cadre tout à fait avec la philosophie de notre Club qui lui aussi préfère décrire les vins dégustés avec des mots plutôt que de leur attribuer une note abritraire et réductrice. Cet automne, nous publierons un éditorial portant sur l'inefficacité des systèmes de notation.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire