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jeudi 26 octobre 2017

Que réserve l'avenir aux vins d'importation privée?


Note: Ce texte a aussi été publié le 26 octobre 2017 dans le Huffington Post Québec (voir ici).

Que faudrait-il faire pour augmenter les ventes de vins d'importation privée?

Non pas que les choses ne se déroulent pas bien actuellement pour les vins de cette catégorie. Bien au contraire, puisque ceux-ci poursuivent leur croissance. Jugez-en par vous-mêmes.

Quelques chiffres

Voici quelques statistiques comparatives pour une période donnée de douze mois comprise entre la fin de 2016 et le début de 2017:

Nombre de bouteilles vendues:  + 4%

Valeur des bouteilles vendues:  + 11%

Alors que le répertoire de la SAQ compte environ 8,800 vins, celui des vins en importation privée frôle maintenant les 17,000 références.

Bien sûr, la plupart de ces produits ne sont disponibles bien souvent qu'en petites quantités. Mais le chiffre d'affaires total représente tout de même pour la SAQ 135 millions de dollars, ce montant découlant de la vente de plus de 7,3 millions de bouteilles.

Plus uniquement que des restaurateurs

Plusieurs chroniqueurs ont par le passé démystifié auprès de leurs lecteurs le fonctionnement du système de l'importation privée.

Je le faisais déjà pour ma part dès 2013 (Pourquoi vous priver des vins d'importation privée), ainsi qu'en 2014 (voir ici).  Résultat? Alors qu'à l'époque presque tous les achats étaient faits par des restaurateurs, la part de ces derniers est maintenant passée à 75%, le reste, soit 25%, étant maintenant le lot des consommateurs comme vous et moi. Tout un revirement.

La clé de la croissance

La croissance à long terme pour les vins d'importation privée semble devoir donc passer par les consommateurs, ceux-ci étant beaucoup plus nombreux que les restaurateurs. La tendance le confirme. Mais encore faut-il savoir comment les trouver.

Il y a toujours le RASPIPAV (Regroupement des Agences Spécialisées dans la Promotion des Importations Privées des Alcools et des Vins). 




Le moteur de recherches de leur site internet permet à l'amateur curieux d'identifier des produits d'importation privée selon leur nature et leur producteur, ainsi que les coordonnées de l'agence qui les représente. C'est par contre uniquement en communiquant avec celles-ci que l'on pourra confirmer leur disponibilité ainsi que leur prix.

Il y a aussi la Société des alcools du Québec comme source d'information. Disons que quelqu'un découvre un vin d'importation privée lors d'une sortie au restaurant. L'ayant aimé, il prend le nom du vin et du producteur en note. Il peut alors appeler au Centre de Relation Clientèle (514. 254-2020 ou le 1-866-873-2020) pour obtenir les détails à son sujet.





Pour une meilleure visibilité

Mais le truc infaillible pour les repérer rapidement serait que la SAQ qui détient toutes les informations à propos des vins d'importation privée (noms des produits et des producteurs, millésimes, prix, etc.) puisque c'est elle qui les garde dans son entrepôt, les affiche sur son site internet avec les coordonnées de l'agence à contacter. Juste ça ce serait déjà plus que bien.

Et que dire si on pouvait les acheter à l'unité et non à la caisse comme présentement. Je suis loin de fabuler croyez-moi.  

Il y a exactement un an, le PDG de la SAQ, M. Alain Brunet, accordait une entrevue à Frédéric Arnould (Baisse des prix et accès simplifié aux vins d'importation privée) dans laquelle celui-ci déclarait que nous verrions ceci d'ici deux ans.

Un an plus tard, la promesse de la baisse des prix est en cours de réalisation. Bravo. Quant à la partie concernant les vins d'importation privée, nous nous en reparlerons l'année prochaine en espérant que les choses auront bougé de ce côté.

Mon collègue Frédéric Arnould, dans un billet publié très récemment (L'importation privée sur saq.com: pas demain la veille...) semblait pour sa part plutôt pessimiste à cet égard.

Note: Je remercie André Papineau, coprésident du Raspipav et Renaud Dugas, Responsable des relations de presse de la SAQ, pour avoir accepté de répondre à mes questions sur l'objet de cet article.

Les avantages

En plus de pouvoir enfin repérer les milliers de produits en importation privée référencés par les agences, ce qui ne pourrait que faire mousser les ventes, le public pourrait avoir un accès immédiat aux prix de vente de ceux-ci.

Car c'est un secret de polichinelle dans l'industrie du vin, que certains restaurateurs (heureusement minoritaires) mettent sur leur carte des vins d'importation privée, principalement parce que leurs clients ne peuvent connaître leur prix de vente au détail, comme c'est le cas pour les vins vendus dans les succursales de la SAQ.




Si vous savez que tel vin se vend 15$ à la SAQ, vous rechignerez sans doute à le payer 60$ au restaurant, mais pas si vous l'ignorer! On comprend que les restaurateurs pour survivre, doivent se prendre une marge de profit raisonnable sur les vins (multiple variant entre 2 et 2,5 habituellement, parfois 3). 

Mais quand le multiple passe de 4 à 5 fois le prix coûtant, on ne peut s'empêcher de penser qu'il y aurait peut être là exagération. Bien sûr, s'il s'agit d'un restaurant haut de gamme au service très attentionné, cela peut être différent car leur clientèle le comprendra et l'acceptera.

Ce n'est malheureusement pas toujours le cas. Mais je le répète, ce ne sont pas tous les restaurateurs qui abusent à ce chapitre. Ceux qui se prennent une marge décente de profit ne s'objecteront donc pas à ce que les consommateurs puissent enfin connaître le prix de détail des vins d'importation privée.

Que faire en attendant?

Le meilleur moyen présentement de découvrir les vins en importation privée, c'est d'assister au 10è salon du Raspipav qui se tiendra très bientôt à Montréal et à Québec.





C'est une belle et rare opportunité de pouvoir goûter à plus de 2,000 produits non disponibles dans les succursales de la SAQ et de rencontrer près de 150 vignerons.

Profitez de l’événement pour acheter vos bouteilles « coups de cœur » à l’unité directement sur place en cherchant les pastilles bleues à chacun des kiosques. Payez aux bornes de paiement de la SAQ avant de quitter les lieux, et recevez votre commande dans le confort de votre foyer ou dans une succursale SAQ près de chez vous et ce avant le 1er décembre. Cela ne serait-il pas merveilleux si c'était comme cela à l'année?

Vous trouverez ici les informations à propos de cet évènement et pourrez aussi acheter  à l'avance vos billets.

Bonnes découvertes!



Suggestions de vins pour cette semaine:

Cette semaine, je vous recommande 5 vins (2 vins blancs et 3 rouges), de France, d'Italie, du Portugal et de l'état de Washington, offerts entre 8,05$ et 19,55$


Pour télécharger la liste



jeudi 31 octobre 2013

Entrevue avec Véronique Rivest sur le Salon des vins d'importation privée


Note:  Ce texte a aussi été publié dans le Huffington Post Québec le 31 0ctobre 2013 (voir ici).

Véronique Rivest, détentrice de la deuxième place au concours mondial de sommellerie qui s'est déroulé en mars dernier à Tokyo, a répondu à quelques unes de mes questions à propos du salon des vins d'importation privée qui se tiendra à Montréal cette fin de semaine.

Les personnes peu familières avec le système de l'importation privée et ses rouages pourront s'initier rapidement avec le billet qui traite de la question et qui a été publié dans cette chronique en juillet dernier.

Je vous disais d'ailleurs à ce moment que fréquenter le salon annuel du RASPIPAV (Regroupement des Agences Spécialisées dans la Promotion des Importations Privées des Alcools et des Vins) était une bonne manière de découvrir les agences qui opèrent dans ce secteur ainsi que les produits qu'ils ont à vous proposer.

Les produits disponibles en importation privée (+ de 15,000) sont d'ailleurs plus nombreux que ceux du répertoire complet de la Société des Alcools (environ 10,000). Ces vins ont le vent dans les voiles. Au cours de la dernière année, ce sont plus de 5 millions de cols qui ont trouvé preneur pour une valeur de plus de 100 millions de dollars de ventes. 

Bien que la restauration détienne la part du lion, la demande des particuliers augmente sans cesse et représente maintenant 15% des ventes. 

Poursuivons maintenant avec les questions et surtout les réponses obtenues de madame Rivest lors de cette entrevue.


Vous avez accepté d’être la porte-parole du Salon des Vins d’Importation Privée, édition 2013, qui aura lieu à Montréal au Marché Bonsecours; en quoi les vins de cette catégorie sont-ils différents de ceux que l’on retrouve dans le répertoire de la SAQ?

Et bien, tout d’abord, on ne les retrouve pas dans le réseau SAQ justement!  Cette offre vient enrichir la grande sélection offerte par la SAQ en magasin. Nous avons la chance d’habiter dans l’un des meilleurs marchés au monde en ce qui a trait à l’offre de vin ! Les agences du RASPIPAV (Le Regroupement des Agences Spécialisées dans la Promotion des Importations Privées des Alcools et des Vins) donne accès aux consommateurs à une toute autre offre de vin, complémentaire à celle du réseau SAQ, souvent des vins de petits producteurs, produits en plus petite quantité ou issu de régions ou producteurs encore peu ou pas connus chez nous.

Est-ce que les vins d’importation privée s’adressent uniquement aux restaurateurs?

PAS DU TOUT !!! TOUS les consommateurs y ont accès. Ce n’est que dans les quelques dernières années que ce réseau s’est développé à grande vitesse, vu l’engouement d’abord des restaurateurs et sommeliers et maintenant celui des consommateurs. Les consommateurs québécois sont très curieux, et désirent découvrir de nouveaux produits. Tout ça est possible désormais grâce au travail des agents du RASPIPAV, des passionnés de vin qui parcourent la planète vin pour nous dénicher les meilleurs vins possibles!

Qu’est-ce que les consommateurs de vin pourront retrouver lors de la 6e édition du Salon des Vins d’Importation Privée de Montréal ?

Plein de bonnes choses! Le salon VIP, organisé par le RASPIPAV proposera beaucoup de vin d’auteurs, de vignerons, de terroir. Au total plus de 100 vignerons seront présents ou représentés sur le salon, soit plus de 1000 vins à découvrir! La majorité de ce que les consommateurs pourront déguster sont des vins qui ont « de la gueule »… Ça ne veut pas dire qu’ils plairont à tous, mais ils valent définitivement la peine d’être découverts. Et il y aura de tant vignerons et de vins à déguster que tout le monde y trouvera sa perle rare.  De plus, innovation cette année, il sera possible de commander sur place, à la bouteille, pendant le temps des salons!

Que réserve l’avenir selon vous aux vins d’importation privée?

Que de belles choses ! Le RASPIPAV a investi beaucoup d’énergie et de temps dans les dernières années afin de développer le réseau des importations privées au Québec et Je crois que le momentum va durer, porté par l’intérêt des consommateurs québécois. Et j’inverserais la question, en répondant que l’importation privée va contribuer à encore plus démocratiser le vin!

On a appris récemment que vous ouvrirez bientôt ouvrir un bar à vin dans l’arrondissement de Hull de Gatineau; j’imagine qu’il y aura des vins d’importation privée sur votre carte?

Mon premier critère, pour tout, sera toujours la qualité. Peu importe l’origine, les méthodes culturales, etc. Mais il est vrai que dans le réseau des importations privées, la diversité de l’offre, le niveau de qualité, et définitivement d’authenticité, est assez élevé.

Je vous remercie madame Rivest pour ces précieuses informations pour le bénéfice des lecteurs du Huffington Post Québec!




Suggestions de vins pour cette semaine:

Je serai en mesure de vous suggérer des vins d'importation privée après la tenue du salon. En attendant, voici quelques bons produits disponibles chez votre (unique) caviste préféré, soit dans une succursale de la SAQ près de chez vous.

Vin blanc

Carrelot des Amants, Côtes de Gascogne, Vignerons du Brulhois, Sud-Ouest, 2012, France, 14,15$ (voir ici)

Vins rouges 

Domaine Tournon, Mathilda, Victoria Shiraz, M. Chapoutier, 2010, Australie, 21,15 (voir ici)
  
Shiraz, George Wydham, Founder's Reserve, 2010, Australie, 21,50$ (voir ici)

Pinot Noir, Devil's corner, Tasmanian Estates, Tasmanie, 2011, Australie, 23,05$ (voir ici) 

Château de Cayx, Cahors, Sud-Ouest, 2011, France, 24,55$ (voir ici)

vendredi 12 juillet 2013

POURQUOI VOUS PRIVER DES VINS D'IMPOR- TATION PRIVÉE?


Note:  ce texte a été publié le 11 juillet 2013 dans le Huffington Post Québec (voir ici).

Vous n’êtes pas satisfait du choix et de la qualité des vins que vous trouvez sur les tablettes de la SAQ? Sachez qu’une autre avenue s’offre à vous et que peu de personnes connaissent, soit celle de l’importation privée. Examinons ensemble cette semaine en quoi cela consiste.

La première idée qui vient spontanément en tête des gens lorsque l’on mentionne l’importation privée, est celle d’importer soi-même un ou des vins en plaçant directement une commande chez un vigneron, souvent à l’occasion ou suite à un voyage dans une région viticole donnée.

C’est une méthode longue et fastidieuse. Évidemment, il y a toute une procédure à suivre, des papiers à remplir avec la SAQ (voir ici). Entre la commande et la livraison au Québec, il faut s’attendre à un délai minimum  variant entre 12 et 16 semaines. 

Bien sûr, notre monopole appliquera sa marge bénéficiaire habituelle (135%) et ajoutera toutes les taxes applicables, faisant ainsi approximativement tripler le coût de votre achat. Et bien le bon petit Bordeaux rouge que vous trouviez si délicieux en Europe à 6,50 euros  ($8,75$ CAD) $, vous risquez de l’avaler  de travers à 25$ si vous n’êtes pas prévenus à l’avance. Lorsque l’on va de l’avant avec cette démarche, c’est surtout parce que l’on tient à avoir un produit en particulier, plus que pour profiter d’une aubaine.

Mais il existe une autre manière de procéder, soit celle d’acheter des vins d’importation privée qui ont déjà été sélectionnés par l’une des nombreuses agences de vins qui ont pignon sur rue au Québec. Les produits étant déjà ici (s’il en reste), le processus est donc très rapide. Et le choix est vaste pour ne pas dire impressionnant. Le répertoire de tous les vins (courants et de spécialités) de la Société des Alcools compte environ 8,000 produits. Le nombre des vins d’importation privée des agences québécoises est à tout le moins aussi élevé, sinon plus! 

Et il y en a de tous les genres et de tous les prix; et oui, même que certains sont offerts pour moins de 10$, preuve que quand on veut, on peut!

Encore une fois, cette offre parallèle de produits est sous l’autorité de la SAQ. C’est elle qui reçoit les commandes des agences à son entrepôt et qui les livre sur demande des agences à ses succursales pour que le client de l’agence puisse payer et prendre livraison de ses bouteilles. 

Si on ne peut espérer payer moins cher son vin que s’il avait été sélectionné et vendu par la SAQ, le fait d’avoir 8,000 produits supplémentaires au répertoire du  monopole résulte en une offre plus large pour le consommateur. On y retrouve des producteurs absents des tablettes de la SAQ ou des produits additionnels à la gamme retenue par le monopole. Bien qu’il y ait des vins de gros producteurs, on y retrouve très souvent des vins de producteurs de taille plus modeste qui n’auraient pas les moyens de rencontrer les exigences monétaires exigées pour avoir leurs produits sur les tablettes des succursales.

Les agences comptent parmi leur clientèle beaucoup de restaurants qui garnissent leur carte des vins de ces produits non disponibles à la Société des Alcools. Ces produits exclusifs les aident à se bâtir une image de marque auprès de leurs clients. Puisque ceux-ci ne sont pas en mesure de comparer le prix demandé avec celui de la SAQ, ils n’auront cependant  pas d’autres choix que de s’en remettre à la bonne foi de ces restaurateurs.

Comme pour toute chose, le meilleur côtoie le pire et il faut être sélectif. L’idéal est d’assister à des dégustations ouvertes au public que les agences organisent à l’occasion. Les dégustations les plus importantes sont certainement celles menées une fois ou deux par année par le RASPIPAV, une organisation qui regroupe une quarantaine d’agences qui proposent des vins d’importation privée. La prochaine se tiendra du 2 au 4 novembre prochain au Marché Bonsecours à Montréal.

Ce genre d’évènement vous aidera à vous guider quelque peu dans cette forêt de 8,000 produits ainsi qu’à identifier les agences en mesure de combler vos goûts et vos besoins. Car en effet si certaines ont un peu de tout, d’autres ont des spécialités. Certaines offrent beaucoup de vins bios, d’autres des champagnes, une autre des vins italiens, une autre des vins australiens, français, etc.

On peut aussi se fier aux recommandations faites par des chroniqueurs spécialisés que vous jugez fiables. Car il ne faut pas oublier que l’une des exigences de la SAQ pour les vins d’importation privée, c’est que ces produits doivent être vendus à la caisse, de 6 ou 12 bouteilles selon les produits. Il importe donc de bien choisir.

J’ai assisté le 6 mai dernier à une dégustation organisée par le RASPIPAV au restaurant Toqué pour les professionnels du milieu, ce qui m’a permis de goûter à environ 120 des produits qui y étaient proposés. J’ai pensé vous faire part par l’entremise du diaporama ci-dessous d’une douzaine de vins qui selon moi valent la peine d’être commandés à la caisse.



  

jeudi 11 avril 2019

Quelques pépites du salon printanier des vins d'importation privée


Note: Ce texte a également été publié le 11 avril 2019 dans le HuffPost Québec (voir ici).

Quelques-uns de mes coups de cœur de ce salon qui s'est tenu récemment à Montréal.




Les 30 et 31 mars ainsi que le 1ier avril derniers, 25 agences ont offert en dégustation au public et aux membres de l'industrie vinicole, plusieurs centaines de vins provenant d'environ 200 producteurs, européens pour la plupart.

Les lecteurs et les lectrices qui sont un peu moins familiers avec l'univers des vins dits d'importation privée pourront lire ce billet: Que réserve avenir aux vins d'importation privée? Il renferme d'autres liens menant à des articles que je vous invite à lire également.

C'était donc la 9è édition printanière pour cet événement organisé par le Raspipav, lequel propose également une édition automnale.




À l'opposé de ce que beaucoup pensent, ces vins ne s'adressent pas uniquement aux restaurateurs car plus de 25% des ventes des vins de cette catégorie sont réalisées auprès de particuliers.

La demande pour ces vins qui n'ont pas été référencés pour diverses raisons par la SAQ mais qui sont tout de même vendus par son intermédiaire (monopole oblige), représente une source non négligeable de profit pour celle-ci. On vend maintenant plus de 160 millions de dollars par année de vins d'importation privée.





Alors que les ventes des vins faisant partie du répertoire de la SAQ augmentent annuellement d'environ 3% par année, la croissance des vins d'importation privée est depuis quelques années d'environ 15%.

Étant présentement à refondre en profondeur son site internet, il semblerait que la SAQ songerait sérieusement à y incorporer une section qui serait désignée comme www.saq/ip.com.

On y retrouverait les fiches des produits disponibles en importation privée que les agences seraient disposées à rendre disponibles au public, à l'exception des produits que celles-ci désirent réserver à la restauration.

Idéalement, ces produits pourraient être commandés à l'unité, et non à la caisse tel que présentement. La SAQ le fait d'ailleurs déjà pour plusieurs de ses vins, avec son programme Cliquez, Achetez, Ramassez.



Ces possibilités avaient été évoqués à l'automne 2017, par l'ancien PDG de la SAQ, Alain Brunet. Celui-ci avait prédit que cela serait en place d'ici deux ans (voir ici). Nous verrons bien à l'automne 2019 si cela aura été fait. L'expérience passée a cependant maintes fois démontré que lorsqu'il a les mots informatique et gouvernement dans la même phrase, il y a souvent des délais.

Place aux vins

Pour revenir à des choses plus concrètes, j'aimerais maintenant vous faire part de quelques trouvailles intéressantes que j'ai faites, lors de mon passage au salon mentionné ci-dessus.



Pour vous démontrer que les vins d'importation privée ne sont uniquement destinés à une élite et qu'il y en a de toutes les bourses, les prix des vins de la sélection qui suit ne dépassent pas à une exception près les trente dollars, et coûtent souvent beaucoup moins.

Pour faciliter la passation de vos commandes, je les ai regroupés par agence dont le nom représente un lien vers leur site internet. Les prix sont ceux pour les particuliers et incluent les taxes et les frais d'agence.


Agence: Cellier des Cigales




Merlot, Hérisson Malin, Jacques Frelin, 2017, Vin de France, 15,80$

Un vin bio sympa, très facile à boire; il est issu de vignes poussant sur des coteaux argilo-calcaires situés entre Carcassonne et Nîmes, dans le sud de la France; robe rubis légèrement soutenue; parfum de fraise des champs et de mûre; souple, fruité et surtout savoureux; en caisse de 6.



Grenache (70%) - Syrah (30%), Vallis Terra, Pierre Chauvin, Vaucluse IGP, 2016, France, 16,30$

Ce vin est très populaire auprès des restaurateurs et je comprends pourquoi; ses arômes de fruits rouges et noirs, de cuir et de prune indiquent dès le départ qu'il n'a rien à voir avec un petit vin; c'est rond et gourmand et doté d'une bonne longueur; beaucoup de jus pour le prix; en caisse de 6.


Agence: Cellier de l'Estrie



Tradition, Domaine de Lascamps, Côtes-du-Rhône blanc, 2018, France, 22,85$

Un délicieux assemblage de 80% de Clairette et de 20% de Viognier; on y perçoit des notes florales, des parfums d'agrumes, de chèvrefeuille ainsi qu'une pointe citronnée; un vin savoureux, équilibré avec une belle fraîcheur; parfait pour les repas printaniers et estivaux; les membres du Club des Dégustateurs de Grands Vins en ont acheté quelques caisses de 6 bouteilles.


Agence: Lafontaine



Château de Montfaucon, Côtes-du-Rhône, 2015, France, 23,50$

Un assemblage très étudié de 50% Grenache, 20% Syrah, 15% Carignan, 10% Cinsault et de 5% de Counoise; robe rubis avec des reflets grenat; parfums de framboise et de myrtille avec des notes légèrement épicées; les belles saveurs fruitées s'expriment bien en bouche et demeurent persistantes; ce vin original vient en caisse de 12.

Note: Si le nom Château de Montfaucon vous dit quelque chose, c'est que la cuvée Baron Louis de ce producteur, une appellation Lirac, est offerte à la SAQ (voir ici).


Agence: Bacchus 76



Vino Frizzante, Bortoluz, 2017, Italie, 21,22$

Si vous cherchez un vin effervescent original, ce vin pétillant-naturel 100% Glera élaboré hors appellation est pour vous; même s'il renferme moins de 1 gramme de sucre résiduel, il ne manque ni de saveurs ou de rondeur en bouche; très agréable, il plaira à la majorité; pas cher du tout; en caisse de 12 bouteilles.



Apollo, Ausonia, Montepulciano d'Abruzzo, 2016, Italie, 25,81$

Les raisins de ce vin biodynamique ont été cueillis à la main et fermentés en cuve inox pendant 15 jours à l'aide des levures indigènes; aucune filtration; il en résulte un vin vibrant, frais et fruité dans lequel on retrouve un petit côté sauvage de fines herbes et de cuir; original! En caisse de 12.


Agence: AWS



Chemin des Prières, Muscadet de Sèvre et Maine sur lies, Jérémie Huchet, 2017, France, 23,86$

Les raisins de Melon de Bourgogne pour ce vin proviennent d'un terroir granitique, ce qui est plutôt rare dans la région du Muscadet; robe jaune clair à reflets verts; joli nez d'agrumes et de citron; il développe un certain volume en milieu de bouche et ses belles saveurs perdurent un bon moment; belle fraîcheur en finale; pour coquillages et crustacés; en caisse de 12.


Agence: Wino



Di Gino, Fattoria San Lorenzo, Rosso Piceno, Les Marches, 2016, Italie, 23,76$

Un bel et très efficace assemblage de 60% Montepulciano et de 40% de Sangiovese élevé en cuve de béton; un vin bio aux effluves de fruits rouges et de fines herbes qui ne manque pas de personnalité avec son petit côté animal bien dompté; frais, souple, équilibré; belle et longue finale; en caisse de 12.


Agence: Benedictus

Contact: benlecavalier@sympatico.ca


Astronaut, Vinho de Talha DOC, Alentejo branco, 2016, Portugal, 81,00$

Pour les curieux à la recherche de nouveauté, voici un délicieux vin orange qui a été vinifié durant 6 mois en amphore romaine de terre cuite de 1,000 litres; Talha désigne justement en portugais une amphore en argile; on élève ensuite ce vin en cuve inox pendant un an et on l'affine 6 mois en bouteille avant la vente; on a utilisé ici des grappes entières de vieilles vignes de Roupeiro (aussi connu sous le nom de Codega) qui ont été vinifiées comme un vin rouge.

Il en émane de jolis parfums de pommes et de fleurs jaunes; le vin s'avère savoureux, pas trop tannique comme beaucoup de vin orange et long en bouche; on en a produit seulement 200 caisses de 6 bouteilles. Si j'étais vous, je sauterais là-dessus.

Bonnes dégustations!