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samedi 14 septembre 2013

Entrevue à la radio de M. Philippe Duval de la SAQ



Plus tôt cette semaine, le président-directeur général de la SAQ, M. Philippe Duval a accepté de se prêter pendant une quinzaine de minutes aux questions de l'animateur chevronné Paul Arcand, dans le cadre de l'émission matinale du 98,5FM. J’ai relevé pour vous quelques détails intéressants.

Je voudrais tout d'abord féliciter M. Arcand pour le choix et la pertinence de ses questions. Si tous les animateurs (de radio ou de la télévision) étaient aussi bien préparés, les relationnistes de la Société des Alcools ne les embobineraient pas aussi facilement qu'ils le font habituellement.

Bien que dans l'ensemble M. Duval a offert une très honorable performance, les auditeurs évalueront que sa force principale est de répondre à des questions embarrassantes avec aplomb en les esquivant ou en n'y répondant pas vraiment, tel un politicien expérimenté le ferait. Une seconde carrière, peut être?

Je dois reconnaître tout de même qu'il a parfois répondu en faisant preuve de transparence sur certains aspects. Bien sûr, il défend l'organisme qu'il représente. On peut cependant être d'accord ou non avec sa vision ou ses "explications".

Il est important de se rappeler que les faits mentionnés ci-dessous proviennent de la bouche du président-directeur-général de la SAQ. Il n’est pas un relationniste à qui l’on a mis des mots dans la bouche.

Puisqu’il est plutôt rare qu’un membre de la haute direction de la SAQ réponde lui-même à des questions d’un journaliste, cette entrevue est doublement intéressante.


Afin de mieux vous permettre de "lire entre les lignes" et savoir comment interpréter les propos de l'interviewé, j'ai commenté brièvement chacun des extraits sélectionnés:

Voici les points saillants:

1) La marge bénéficiaire de la SAQ de 53% basé sur le prix de vente (134% sur le prix coûtant) est sans doute deux fois trop élevés afin de répondre aux besoins financiers du gouvernement.

Remarque: dans une situation "normale" les prix de vente pourraient être 25-30% plus bas qu'ils seraient encore très profitables. Malheureusement, sans tambour ni trompette, la SAQ poursuit ses hausses de prix.


2) Ces prix plus élevés selon M. Duval résulte d'un "choix de société" (de la Société...des Alcools?) que le client consent volontairement à payer à titre d'impôt (contribution) volontaire.

Remarque: affichez alors à l'extérieur des succursales:

Ministère des Finances - Guichets à l'intérieur

comme ça sera plus clair; quant au "choix de société" je ne me rappelle pas pour ma part avoir été consulté à ce sujet; et vous?

3) Le pdg de la SAQ est fier des dollars promotionnels que l'on exige des agences et des producteurs; il oublie toutefois de préciser que ces coûts sont incorporés dans le prix auxquels les producteurs vendent leurs produits à la SAQ; toutes les autres charges (marge de 134% de la SAQ, taxe d'accise, taxe spécifique, TPS, TVQ, etc...) sont calculés à partir de ce prix vendant gonflé; par exemple si un producteur ajoute 0,50$ à son prix vendant pour récupérer son investissement promotionnel obligatoire (entre 100,000$ et 200,000$ par année par produit), le prix payé par le consommateur augmentera d'environ 2,00$. 

Moralité: les consommateurs paient le gros prix à l’année pour profiter occasionnellement des "promotions et rabais" de la SAQ.


4) M. Duval admet que les vins vendus en bas de 20$ ont un taux de taxe plus élevés que les vins vendus plus chers car "on taxe plus ce que l'on sait que l'on va vendre plus" (afin d'envoyer encore plus d'argent au gouvernement).

Pas très démocratique comme principe mais au moins cela a le mérite d'être clair; 10 sur 10 pour l'honnêteté de la réponse ainsi que pour le courage de s'être prêté à cet exercice.



Lien pour écouter cette intéressant entrevue:


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