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<b>L’insaisissable minéralité dans le vin</b>

mercredi 12 août 2015

Mes 20 coups de coeur d'une dégustation marathon de 150 vins


Note: Ce texte a aussi été publié le 13 août 2015 dans le Huffington Post Québec (voir ici).

Plusieurs personnes sont surprises lorsqu'elles apprennent qu'il est tout à fait possible pour des chroniqueurs d'analyser plusieurs dizaines de vins en quelques heures. Mode d'emploi.

On parle évidemment de goûter et d'analyser des dizaines de vins et non de boire des dizaines de verres ou de bouteilles de vin! Une gorgée suffit et il ne faut surtout pas oublier de cracher, bien entendu. 

Pour fins d'analyse, tout ce qui dépasse la luette est inutile, sauf pour le plaisir ainsi procuré. Les saveurs et les composés volatiles se trouvant en bouche sont amplement suffisants pour permettre au dégustateur d'évaluer correctement un vin.

Lorsqu'un vin est particulièrement bon, il m'arrive parfois de le "cracher par en dedans" mais il préférable que cela n'arrive pas trop souvent sous peine de perte de concentration  et de fatigue prématurée.

Cracher: tout est dans la manière

Maintenant que vous connaissez l'utilité de cracher le vin lorsque l'on désire en goûter de très nombreux, il vous faut maintenant apprendre les bonnes façons de procéder.

Pour ce faire, vous pourrez écouter la petite vidéo intitulée Comment cracher le vin avec élégance d'Ophélie Neiman, une journaliste et blogueuse européenne, qui traite avec humour de ce sujet délicat.


Lien pour écouter cette vidéo

Autres trucs

Outre cracher le vin, voici quelques points à mettre en pratique.

1. Prendre des notes et non pas "donner une note" (voir ici). Car un vin non noté est un vin vite oublié, surtout si on en goûte des dizaines en quelques heures.

Pas question d'écrire ici un roman. Quelques mots pour décrire la couleur et les différents arômes et quelques détails sur les impressions en bouche (fraîcheur, goût, fluidité, structure, équilibre, finale, etc) suffisent. Lorsque je relis ces quelques lignes parfois plusieurs semaines ou mois plus tard, j'arrive ainsi à me remémorer exactement le vin en question. Si je décide de publier quelque chose sur ce vin, il sera toujours temps alors de composer des phrases plus complètes à l'aide des annotations sommaires compilées lors de la dégustation.

2. Boire de l'eau de temps en temps permet de demeurer hydraté. Manger un peu de pain aide de même à se "refaire" un peu la bouche.

3. Rester concentré est un autre défi. L'analyse sensorielle est avant tout un exercice intellectuel et non une partie de plaisir débridée comme certains le croient. Après quelques dizaines de vins analysés, la fatigue (du corps et de l'esprit) survient immanquablement. Cela demande un minimum d'endurance que l'on développe à force de pratique. Discipline, discipline.

4. Se faire confiance, absolument. Nul besoin de tergiverser pendant 10 minutes ou plus afin de bien décrire un vin avec ses qualités et/ou ses faiblesses. La première impression est toujours la meilleure. Après 2 minutes,  on peut passer au suivant, permettant ainsi d'analyser 30 vins à l'heure, sinon plus.

Il existe évidemment d'autres petits trucs s'adressant plutôt à des gens du métier dont je m'abstiendrai de faire part ici afin de ne pas alourdir ce texte.

Une invitation qui ne se refuse pas

C'est le 22 et 23 juillet dernier, à raison de quatre heures par jour, que M. Jacques Bélec, directeur des produits de spécialité de l'agence Mark Anthony, avait eu la bonne idée d'organiser une dégustation digne d'un marathon de plus de 150 de leurs produits. Lorsque l'on sait que cette agence représente des producteurs tels Antinori, Heitz, Errazuriz, Alain Brumont, Louis Latour, Moueix, Lageder, Ornellaia et j'en passe, on se doute bien que ce ne sont pas les bons vins qui manquent dans ce portefeuille.

J'ai ainsi eu la chance de côtoyer certains des dégustateurs les plus réputés et expérimentés du Québec, à savoir Jacques Benoît du journal La Presse, Gilles Bois, chroniqueur au magazine Quench, Nadia Fournier, auteur du Guide Phaneuf, Jean Aubry du journal Le Devoir, Jean-François Demers, journaliste et chroniqueur vin et alimentation, ainsi que Bill Zacharkiw, chroniqueur au journal The Gazette.

Une telle invitation, même en période estivale, ne se refuse pas. Je me fis donc un devoir de l'accepter même si cette dégustation suivait immédiatement celle de mon retour d'un voyage vinicole outre-mer. Le décalage horaire qui va m'empêcher de déguster du vin n'est pas encore né.

La dégustation en question

J'estime la valeur totale des 150 bouteilles de vin dégustées à environ 7,000$. Pour vous donner une idée de ce que ça donne, la photo ci-dessous vous montre approximativement la moitié de cette quantité.


Est-ce qu'il y avait plus de 20 excellents vins parmi ces 150 bouteilles? Absolument. Les 20 produits qui suivent ont été retenus uniquement parmi ceux qui sont présentement disponibles, ou qui le seront d'ici la fin du mois de septembre qui vient.

Je vous parlerai de certains autres lorsqu'ils seront sur les tablettes de notre monopole, en novembre prochain pour quelques uns, au début de l'année 2016 pour d'autres.

Cette sélection comprend 6 vins blancs et 14 vins rouges de toutes gammes de prix. Tous y trouveront leur compte, tant les chercheurs d'aubaines que les amateurs désirant ajouter quelques bouteilles dans leur cellier.

Un petite description est fournie pour chacun des vins. Leurs noms constituent un hyperlien vers la fiche-produit du site internet de la SAQ, vous permettant de vérifier leur disponibilité.

Enfin, vous pourrez si le cœur vous en dit, téléchargez cette liste grâce au lien qui se trouve à la fin de celle-ci.

Santé!

Vins blancs
Un délicieux cocktail au goût d'agrumes et de citron élaboré avec 4 cépages méconnus (Procanico, Grechetto, Verdelho, Drupeggio). Bon rapport qualité/prix.


Château de Fesles, La Chapelle, Vieilles Vignes, Anjou, 2013, France, 22,40$
Ne manquez pas ce vin de Chenin blanc lors de son arrivée en septembre; arômes gourmands où se mêlent le coing (pêche mûre) et la minéralité du caillou mouillé; belle longueur en prime!


Bramìto del Cervo, Castello della Sala, Antinori, Ombrie, 2014, Italie, 23,25$
Un bon Chardonnay italien souple, fin et coulant; plus équilibré selon moi que le millésime précédent; à boire sur un ceviche de pétoncles aux agrumes.


Pouilly-Vinzelles, En Paradis, Louis Latour, 2013, France, 25,25$
La maison bourguignonne Latour est réputée pour ses vins blancs; celui-ci est impeccable et vous en donne pour votre argent; j'ai failli le passer sous silence et tout garder pour moi, mais je me suis dit que cela ne serait par correct! Arrivée en septembre.



Porer, Pinot Grigio, Tenutae Lageder, Tentin Haut-Adige, 2013, Italie, 27,70$
Un vin blanc italien ultra frais qui fleure bon la pêche blanche; la bouche est souple et fluide et l'acidité est parfaitement dosée; longue finale; une excellente version du Pinot Gris; arrivera vers la fin du mois de septembre.

Du véritable or liquide que ce vin; pour amateurs de Chardonnay suave, onctueux et gras, mais avec un minimum de fraîcheur et d'équilibre; à goûter au moins une fois dans sa vie, sur du saumon, du homard, ou des langoustines.

Vins rouges

Château de Fesles, La Chapelle, Vieilles Vignes, Anjou, 2013, France, 19,65$
Si tous le vins de Cabernet Franc du Val de Loire étaient semblables à celui-ci, ses adeptes seraient plus nombreux; un vin à boire à table, léger et fruité, doté d'une petite amertume en finale, à l'équilibre parfait; bon rapport qualité/prix et disponible maintenant.


Torcicoda, Primitivo, Tormaresca, Les Pouilles, 2012, Italie, 19,95$
Jolis parfums de fruits noirs, tels la mûre, la prune et le bleuet; ce vin vous procure une bouche d'un beau fruité bien mûr et légèrement grasse; parfait pour apprivoiser le cépage Primitivo; conviendra à une foule de plats.


Château Peyros, Vieilles Vignes, Madiran, Sud-Ouest, 2009, France, 20,10$
Un vin généreux issu majoritairement de Tannat avec un peu de Cabernet Franc; parfait pour les gens qui aiment une pointe animale dans leur vin rouge; déjà bon mais pourra se conserver encore 5 ans au moins.


Château Haut-Selve, Graves, 2010, France, 23,65$
Un bon Bordeaux déjà ouvert avec des effluves de mûre, framboise, cassis et d'épices; les tanins sont bien fondus procurant une bouche souple; un bon rapport qualité/prix mais il en reste déjà très peu.


Peppoli, Chianti Classico, Antinori, Toscane, 2012, Italie, 24,90$
Un Chianti Classico composé à 90% de Sangiovese, 5% de Merlot et 5% de Syrah; arômes de cerise noire, et d'épices avec une petite pointe animale (grrr!); profitez-en car je trouve le 2013 qui suivra un peu moins convaincant.


Il Bruciato, Guado al Tasso, Toscane, Bolgheri, 2013, Italie, 26,00$
Ce second vin de cette maison coûte presque quatre fois moins cher que le premier mais n'est pas quatre fois moins bon pour autant; assemblage de 50% Cabernet Sauvignon, 30% Merlot et 20% Syrah; gardez-le 3-4 ans au cellier et vous me remercierez plus tard.


Pomerol, Jean-Pierre Moueix, 2011, France, 31,50$
Même s'il s'agit d'un Pomerol générique issu du négoce, le prix de ce vin est sensiblement raisonnable; assemblage de 90% Merlot et de 10% de Cabernet Franc; les tannins sont fins et sa bouche agréable et équilibrée; notes de dégustation complètes (ici).


Une belle affaire si on le compare à son grand frère, le Luce, qui coûte trois fois son prix; ce vin fait de Merlot à 75% et de Sangiovese à 25%, a gagné en précision au fil du temps; son style conviendra davantage toutefois aux amateurs de vins italiens amples et charnus.


Prix somme toute raisonnable pour ce Barbaresco d'excellente facture, aux parfums classiques de rose séchée; il commence à s'ouvrir et pourra se conserver 5-7 ans en cave; certains compare le Nebbiolo avec le Pinot Noir; essayez-le donc sur un magret de canard à l'orange.

Ce vin était le second vin du Château Magdelaine, lequel est depuis 2012, fusionné avec le Château Bélair-Monange. Maintenant âgé de presque 7 ans, il n'est disponible qu'à la SAQ Signature de Québec (on peut faire livrer gratuitement dans toutes les succursales SAQ du Québec); il reste aussi 9 bouteilles que l'on peut commander en ligne via www.saq.com 


Une aubaine? Tout à fait car l'on s'approche ici d'un grand vin; il y a 3 ans, il coûtait déjà plus de 60$ au Québec; pour comprendre comment un vin peut être puissant et fin à la fois; une bonne quantité arrivera en septembre et d'autres en novembre; devrait partir rapidement.


Napanook, Dominus Estate, Californie, Napa, 2011, États-Unis, 65,25$
Le domaine Dominus est la propriété de la famille Moueix de Bordeaux; cet assemblage de 98% de Cabernet Sauvignon et de 2% de Petit Verdot est le petit frère du dernier vin de cette liste, le Dominus; plus accessible que ce dernier, tant pour le goût que pour le prix; à boire d'ici les 8 prochaines années.

En général, les vins d'appellation Volnay me paraissent trop fluides et simplets; pas celui-ci, disponible aux magasins Signature de Québec et de Montréal; ce bon jus de Pinot Noir est tout à fait juteux et savoureux; une jolie gourmandise à faire passer à table d'ici les 5 prochaines années.


Semblable au Napanook ci-dessus, mais avec un petit plus de tout (concentration, puissance, complexité, etc.); on n'en produit moins de 6,000 bouteilles par année; encore très jeune, l'amateur patient attendra cette belle bouteille dans 10-12 ans.


Bonnes dégustations!





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