Google Translate

Bienvenue à l'un des rares sites francophones d'information sur les vins de qualité du monde entier!

Amateurs de vin qui prenez votre plaisir au sérieux, bienvenus!

NOTE: En poursuivant cette lecture, vous déclarez avoir l'âge légal requis dans votre pays pour consommer de l'alcool.

AVIS

Ce site est dédié à ceux et celles qui aiment lire, réfléchir et apprendre sur le sujet du vin. Sans aucune publicité, il est donc libre et indépendant de toutes influences externes, incluant le monopole d'état. Il regorge d'informations diverses (+ de 2,400 articles soit l'équivalent de 5 bouquins) sur le domaine vinicole du monde entier. L'auteur, qui déguste du vin depuis 40 ans, ne gagne pas un sou avec ses écrits. Il ne désire pas vous dire quoi acheter car il n'a rien à vous vendre, sauf sa passion pour le vin. Soyez votre propre juge.



Qui sommes-nous? | À propos de l'auteur

Rechercher dans ce blog

Article en vedette

<b>Comment conserver du vin chez soi</b>

jeudi 4 juin 2015

Encore plus écolo que le recyclage, la réutilisation!


NOTE: Ce texte a aussi été publié le 4 juin 2015 dans le Huffington Post Québec (voir ici).

Avec cette simple suggestion, le Québec deviendrait la province la plus performante au Canada à propos du traitement des bouteilles vides de vin et de spiritueux.

Cela ferait une énorme différence car nous sommes présentement à la queue du peloton. Étant la seule province avec le Manitoba à ne pas consigner nos 250 millions de bouteilles de vin et de spiritueux, celles-ci, bien que consciencieusement mises dans le bac de récupération par la population québécoise, se retrouvent en vaste majorité enfouies à grands frais dans nos dépotoirs (voir ici)

Un nouvel appui

Depuis la parution de mon dernier billet à ce sujet, En verre et contre tous, les villes du Québec, par l'entremise de l'Union des Municipalités du Québec (UMQ), ont exigé en bloc à la fin du mois de mai dernier, que le gouvernement mette en place une consigne sur ces contenants de verre.

Pourquoi? Parce que, comme presque tout le monde l'a déjà compris sur cette planète, c'est payant, économiquement et écologiquement.

Puisque le gouvernement du Québec, par le biais de son ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, planche sérieusement sur cette question, j'estime qu'il est temps d'y aller d'une dernière réflexion afin que nous fassions les choses correctement.

Il n'y a pas de temps à perdre, car avec l'arrivée prochaine des vacances estivales, plusieurs parlementaires et  fonctionnaires, comme la majorité de la population du Québec, fermeront l'interrupteur cervical. Ils en ont bien le droit. En autant qu'ils n'oublient pas de le remettre en fonction à leur retour.

Mais entre vous et moi, il semblerait que les plus féroces opposants à la consigne du verre au Québec ne soient pas les dirigeants de notre monopole ou même leur patron le ministre des Finances, mais bien certains fonctionnaires œuvrant au sein même du Ministère de l'Environnement. Je vous en reparlerai si cette intrigue, qui pour des raisons encore inconnues et contraires au bien commun, devait perdurer. 

Une bonne solution

D'après certains échos de presse, la principale piste de solution pour le ministre David Heurtel serait, suite à l'instauration d'une consigne de 20 sous sur les bouteilles de vins et de spiritueux, d'installer dans des endroits très fréquentés par les consommateurs (à proximité des succursales SAQ, épiceries, dépanneurs, etc.) des machines spécialement conçues à cet effet et déjà en opération ailleurs. 

Il suffirait alors de conserver le reçu émis afin d'être remboursé selon le nombre de bouteilles retournées. On pourrait par exemple présenter son ou ses reçus à la caisse d'une épicerie, ou lors de son prochain achat d'alcool à la SAQ afin que le montant dû soit soustrait de la facture.

Rien de bien sorcier ni de trop compliqué, n'est-ce pas? Rappelons ici que la consigne permettrait de retirer les bouteilles vides de vin et de spiritueux du bac à recyclage. La méthode actuelle contamine (éclats de verre) les autres matières (papier, carton, etc) en plus d'éliminer la possibilité de trier le verre par couleur, lui ôtant toute valeur économique et de recyclage.

Les fabricants de bouteilles de verre sont prêts à payer pour obtenir ce verre de qualité. Il est facile de comprendre qu'il faut beaucoup moins d'énergie pour faire fondre du verre existant pour produire une nouvelle bouteille, que de partir de zéro en faisant fondre de la silice.

C'est ce que la plupart des autres provinces et autres pays dans le monde font, là où une consigne est en vigueur. Mais pourquoi nous arrêterions-nous en si bon chemin et un coup parti ne ferions-nous pas encore mieux? Voici comment. 

Une meilleure solution

 Ma proposition repose sur les faits suivants:

1)  Si recycler le verre en le faisant fondre pour recréer une nouvelle bouteille est plus écologique que d'enfouir celle-ci sous terre, la réutiliser encore et encore est une pratique bien supérieure, économiquement et écologiquement.

2)   L'industrie de la bière utilise cette méthode avec succès depuis plus des décennies; les bouteilles de bières consignées sont retournées au producteur respectif et sont ainsi réutilisées une quinzaine de fois.


Mais me direz-vous, il ne serait pas très écologique de retourner des bouteilles de vin en Italie ou au Chili. Exact. Il est préférable que les bouteilles de vin en provenance de l'extérieur du Québec soient traitées de la manière décrite ci-dessus soit, triées par couleur, concassées, vendues à des recycleurs pour être fondues et produire de nouvelles bouteilles.

Mais voici une statistique additionnelle très importante qui prône pour la réutilisation d'une certaine catégorie de bouteilles vendues ici:

3) Sur les 250 millions de bouteilles d'alcool qui se vendent annuellement au Québec, près de 50 millions sont embouteillées localement (au Québec).

Ce nombre comprend les spiritueux embouteillés ici, les produits alcoolisés du Québec (vins, spiritueux, alcools de petits fruits, etc.), mais surtout les vins importés en vrac vendus dans les supermarchés, les épiceries, les dépanneurs, sans oublier les dizaines de produits de ce type que l'on retrouve à la Société des alcools du Québec (voir ma liste).

En résumé, près de 20% de toutes les bouteilles d'alcool vendues au Québec sont embouteillées ici. Si celles-ci étaient triées à part des autres, elles pourraient être retournées à l'entreprise québécoise qui les a embouteillées à l'origine.  

Quand on sait que j'ai trop de doigts dans une seule main pour compter les entreprise autorisées à embouteiller les vins importés en vrac, il serait très facile et rapide de leur retourner leurs bouteilles afin qu'elles les réutilisent.

Si on les réutilise dix fois, c'est 9 fois moins de bouteilles neuves que ces compagnies n'auront pas besoin d'acheter, faisant ainsi des économies appréciables.

Tout ce que ça prend, ce sont des machines distinctes pour les produits embouteillés au Québec, et une mention sur ces produits afin que les consommateurs sachent dans quelle machine retourner leurs bouteilles consignées.

Imaginez. À chaque année, il y aurait plus de 50 millions de bouteilles de verre qui n'aboutiraient plus au dépotoir ou qui n'auraient même pas besoin d'être broyées pour faire du nouveau verre. Elles seraient tout bonnement réutilisées, encore et encore.

Vous me remercierez une autre fois.


Suggestions de vins de la semaine:

Vin rosé



Vins blancs






Vins rouges






Bonnes dégustations!


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire