Google Translate

Bienvenue sur ce site COMPLET et GRATUIT d'information sur les bons vins du monde entier!

Amateurs de vin qui prenez votre plaisir au sérieux, bienvenus!

NOTE: En poursuivant cette lecture, vous déclarez avoir l'âge légal requis dans votre pays pour consommer de l'alcool.

AVIS

Ce site est dédié à ceux et celles qui aiment lire, réfléchir et apprendre sur le sujet du vin. Sans aucune publicité, il est donc libre et indépendant de toutes influences externes, incluant le monopole d'état. Il regorge d'informations diverses (+ de 2,400 articles soit l'équivalent de 5 bouquins) sur le domaine vinicole du monde entier. L'auteur, qui déguste du vin depuis 40 ans, ne gagne pas un sou avec ses écrits. Il ne désire pas vous dire quoi acheter car il n'a rien à vous vendre, sauf sa passion pour le vin. Soyez votre propre juge.



Qui sommes-nous? | À propos de l'auteur

Rechercher dans ce blog

Article en vedette

<b>Boire du vin au resto: guide de survie</b>

vendredi 28 novembre 2014

Y a-t-il de l'avenir pour la culture de la vigne au Québec?


Note: Ce texte a aussi été publié le 27 novembre 2014 dans le Huffington Post Québec (voir ici).

Je pose la question, car si on doit se faire une opinion uniquement en évaluant la gestion  du présent programme du gouvernement du Québec à cet égard, la réponse est non.

Du moins, si une possibilité d'avenir existe, les membres des gouvernements qui se sont succédé depuis les trente dernières années, n'y croyaient visiblement pas.

Je connais des gens d'origine européenne qui connaissent la culture de la vigne mieux que moi et qui affirment, souvent à mots couverts, que vouloir faire du vin ici est une hérésie. Notre climat serait juste bon pour la pomme et le cidre. Si c'est exact, j'aimerais bien que l'on nous en informe une fois pour toutes et que l'on cesse d'entretenir ce rêve un peu fou.

Mais si quelque chose de bien peut être fait, alors allons de l'avant. Car voyez-vous, on disait exactement la même chose, il y a trente ans à peine, lorsque certaines personnes ont commencé à planter de la vigne dans la vallée du Niagara, en Ontario. Et regardez où ils en sont aujourd'hui!


On y vend plus de 84 millions de bouteilles par année, toutes catégories confondues; cette industrie a créé plus de 14 000 emplois et attire annuellement plus de 1,9 million de touristes; les retombées économiques (directes et indirectes) de ce secteur d'activités se chiffre à 3,3 milliards de dollars (soit plus que le chiffre d'affaires de la SAQ!). Et dire qu'ils sont partis de zéro.

Comment y sont-ils parvenus?

De prime abord, le gouvernement ontarien il y a plusieurs décennies a été visionnaire en devenant un facilitateur de développement pour les producteurs de cette province. Et je ne parle pas ici uniquement d'aide monétaire. On a mis en place un programme complet en vue de maximiser les chances de réussite de cette industrie naissante, tant au niveau de l'aide technique que de la visibilité donnée aux vins de l'Ontario, en incluant cette obligation dans le mandat de la LCBO, l'équivalent de notre SAQ.

L'indispensable aide technique

Sans exception aucune dans le monde, partout où se trouve une industrie viticole prospère, il y a une faculté d’œnologie ou un institut de recherches qui est rattachée à une université de la région. En voici quelques exemples:
(CCOVI - Cool Climate Oenology and Viticulture Institute)

Tous ces endroits, ainsi que des dizaines d'autres ailleurs dans le monde, ont des œnologues à temps plein qui font des recherches spécifiques sur le climat de leur région, sur les types de sols qu'on y trouve, sur les cépages qui leur sont mieux adaptés, les méthodes de vinification, etc. Ils transmettent par la suite les conclusions de leurs recherches aux vignerons de leur région afin de les aider à améliorer la qualité de leurs vins.

Notre climat est certes différent de celui de la vallée du Niagara. C'est pourquoi il importerait de faire certaines recherches afin d'évaluer, tant au niveau des cépages que de la viticulture ou de la vinification, ce qui conviendrait le mieux à notre terroir.

On développerait ainsi en 5 ans, ce qu'un vigneron seul aurait mis 40 ans à faire. Il y a bien sûr présentement quelques fonctionnaires du MAPAQ qui font de leur mieux pour épauler nos valeureux viticulteurs, mais ce n'est pas suffisant.

La question qui tue

À quand une Faculté d’œnologie et de Recherches sur la vigne à l'Université de Sherbrooke, laquelle est située près de la plupart des vignerons québécois? 

Point de salut sans cet outil de base. Oui, cela coûtera un peu d'argent à mettre sur pied mais n'oublions qu'il s'agit d'un investissement qui rapportera vingt, cinquante, cent fois la mise, et non une dépense. 

C'est bien beau couper à tour de bras dans presque tous les programmes mais le gouvernement ignore-t-il qu'il faut aussi développer notre économie en investissant judicieusement dans des projets porteurs de croissance?  Vision où es-tu? 

En attendant, on se tire dans le pied

On a tous en mémoire, l'annonce de la première ministre de l'époque, madame Pauline Marois, lorsqu'elle a annoncé il y a exactement un an, que non seulement on avait demandé à la SAQ de faire dorénavant un peu de place aux vins du Québec dans son réseau, mais que les viticulteurs recevraient en sus une ristourne additionnelle du gouvernement de 2$ la bouteille pour les aider à faire face à la féroce concurrence internationale. 

À la suite de cette annonce, un nombre plus grand de vins du Québec se sont retrouvés sur les tablettes du monopole. Les viticulteurs ont investi en temps, en salaires, en équipements, et en promotion, encouragés par cette mesure. Ce 2,00$ la bouteille représente pour la plupart la différence entre faire un profit ou faire une perte.

En un an, les ventes de vins québécois ont plus que doublé à la SAQ, générant ainsi des taxes pour notre gouvernement et de juteux profits pour notre monopole. Mais qu'en est-il de nos vignerons?

Or, au moment où j'écris ces lignes, nos vignerons attendraient toujours les sommes qui  aurait dues leur être payées depuis déjà plusieurs mois. Un incroyable imbroglio de bureaucrassie (non, ce n'est pas une faute d'orthographe) s'en est suivie entre le MAPAQ qui relève du ministère de l'Agriculture, celui du Développement économique, et finalement celui des Finances, qui se lancent la balle afin de savoir qui doit payer cette ristourne d'environ 1.5 million de dollars.

Cliquez ici pour écouter le reportage à propos de cette incroyable histoire

On allègue que l'on veut s'assurer qu'il n'y a pas de conflits d'intérêts, mais la raison la plus vraisemblable est que suite à l'annonce de l'année dernière de la première ministre, on aurait oublié de prévoir les fonds nécessaires pour respecter cet engagement. On voudrait décourager et écœurer nos vignerons que l'on ne trouverait pas mieux.

Les producteurs de vin à l'étranger peuvent dormir tranquilles. La population québécoise n'aura pas d'autres choix, du moins pour encore un bon moment, que d'étancher sa soif avec ces vins venus d'ailleurs.

Tout ça pour vous dire que je ne crois pas que je verrai de mon vivant la création de cet indispensable faculté d’œnologie dont je vous parlais auparavant.

La Fête des Vins du Québec

Outre leur courage et leur persévérance, les viticulteurs du Québec ne peuvent semble-t-il, compter que sur nous.

C'est pourquoi je vous invite à la 9è édition de la Fête des Vins Du Québec qui se déroulera du 28 au 30 novembre prochain au marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal.

Selon M. Charles-Henri De Coussergues, président de l'Association de Vignerons du Québec: 

"La Fête des vins du Québec 2014 vous donnera l’occasion de rencontrer les propriétaires d’une quarantaine de vignobles et de goûter leurs différents vins. Vous pourrez aussi déguster les fromages d’une dizaine de fromageries et les produits gourmands de plusieurs entreprises agroalimentaires."

Le coût d'admission est de 10$ et les coupons de dégustation sont vendus 1$ chacun (dégustation à prix variés). Moins cher que de faire soi-même la tournée de tous les vignobles du Québec.

Plus de détails ici

 
Suggestions de vin de la semaine:

Davantage présents sur les tablettes du monopole depuis un an, voici 15 vins du Québec relativement bien distribués dans le réseau.

Vins blancs

Vignoble du Marathonien, 2012, Montérégie, 14,40$

L'Orpailleur, 2013, Cantons de l'Est,  15,80$

Vignoble de Sainte-Pétronille, Voile de la mariée, 2013, Île d'Orléans, 16,60$

Le 1535, Vignoble Isle de Bacchus, 2013, Ile d'Orléans, 17,00$

Cuvée Charlotte, Domaine Les Brome, 2012, Cantons de l'est, 17,20$


Vins rosés

Champs de Florence, Domaine du Ridge, 2013, Cantons de l'Est, 15,90$

Le rosé Gabrielle, Vignoble de la Rivière du Chêne, 2013, Basses-Laurentides, 15,95$


Vins rouges

Trous de la Phine, Vignoble le Mernois,2012, Lanaudière, 14,10$

Le bâtonnier, Domaine du Ridge, Cantons de l'Est, 2013, 17,75$

Sélection de St-Jacques, Domaine St-Jacques, 2013, Montérégie, 17,95$

Cabernet Severnyi, Vignoble carone, 2012, Lanoraie, 24,65$


Vins de dessert

Frontenac gris, Vendange Tardive, Coteau Rougemont, 2012, Montérégie, 23,25$ (375 ml)

L'Orpailleur, vin de glace, 2011, Cantons de l'Est, 32,75$ (200 ml)

Vignoble du Marathonien, vin de glace,  Vidal, 2011, Montérégie, 32,75$ (200 ml)

Vin de glace rouge de St-Jacques 2011, Montérégie, 45,75$ (200 ml)


Bonnes dégustations! 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire