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<b>Boire du vin au resto: guide de survie</b>

mercredi 6 juin 2012

Éditorial # 8 - Y A-T-IL QUELQU'UN POUR DÉFENDRE LES DROITS DES CONSOMMATEURS DE VIN AU QUÉBEC?


Nous avons identifié dans notre dernier éditorial les droits que les consommateurs de vin du Québec devraient normalement pouvoir bénéficier. Pour consulter le dit éditorial, c'est ICI.

Nous allons maintenant tenter de savoir s'il existe des personnes ou des organismes qui pourraient faire contrepoids à la SAQ auquelle le gouvernement provincial québécois a jadis décidé de remettre la totalité des pouvoirs en matière de vente de vins et de spiritueux sur le territoire du Québec.


1. Le Gouvernement du Québec

Les membres du Conseil d'Administration de  la SAQ sont nommés par le Gouvernement du Québec. Si la création de cette société d'état en 1921 (Commission des Liqueurs) était plutôt une question de tempérance, celle-ci est devenue de nos jours plutôt une question de gros sous. La SAQ a ainsi  réalisé un chiffre d'affaires de 2.4 milliards de dollars (CND) et un bénéfice net de 887 millions de dollards (CND).  Tous ses profits sont dirigés sous forme de dividendes vers le Ministère des Finances.

S'il y a bien un domaine auquel on ne peut reprocher à la SAQ de ne pas exceller, c'est bien sa capacité, année après année, d'aller chercher toujours plus d'argent dans les poches de ses clients. Peu importe la manière ou les pratiques, en autant qu'un client ne meurre pas empoisonné en buvant du vin et que les profits rentrent, il y a peu de chances pour qu'un Ministre des Finances du Québec ne s'apitoie sur le sort de la clientèle, laquelle est perçue avant tout comme une vache à lait.

2. Les agences de vin et les producteurs 

Tout producteur de vin qui désire vendre ses vins au Québec doit être représenté par une agence ayant des bureaux au Québec.  Régulièrement ces agences, en concurrence les unes avec les autres, présentent de nouveaux produits à la SAQ avec l'espoir que certains seront sélectionnés.  C'est aussi la SAQ qui, selon certains critères, décident quels produits ne seront plus mis en vente par celle-ci.  S'il y a bien un groupe de personnes dont je comprends tout à fait la réticence à faire quelques vagues que ce soit auprès de la SAQ ce sont bien le personnel des agences de vin et les producteurs puisque la SAQ a pour ainsi dire, droit de vie et de mort, sur eux....et ils ont toute ma sympathie.

3.  L 'AQABVS

L'Association Québécoise des Agences de Vins, Bières et Spiritueux (AQBVS) fut fondée en 1969.  Celle-ci représente, sur le territoire du Québec, les intérêts des agents, des fournisseurs, des groupes de marketing ainsi que des délégations commerciales pour les vins, bières et spiritueux domestiques et importés disponibles au Québec. La majorité de ses membres sont les agences de vin dont nous avons parlé un peu plus haut.  Bien qu'une association ait en principe plus de poids qu'un entreprise isolée, il n'en demeure pas moins que ces agences ont pour client unique la Société des Alcools du Québec. Un diction dit que l'on ne doit pas mordre la main qui vous nourrit.

4.  Les chroniqueurs de vin

Ce sont on peut dire les vedettes du monde du vin.  La SAQ les invitent régulièrement ces chroniqueurs à déguster les nouveaux arrivages ou les vins qui feront l'objet d'une prochaine promotion afin que ceux-ci en parlent ou écrivent à ce propos....et ceux-ci le font avec grand plaisir.  Ils publient des recommandations de vins et commentent ceux-ci dans des chroniques, soit dans des journaux ou revues, soit dans des livres, parfois les deux.  Ces personnes connues et la plupart du temps très qualifiées, de part la tribune dont elles disposent, ne seraient-elles pas les mieux placées pour faire des "critiques constructives" sur la SAQ.  Voyons voir.

Il y a quelques semaines nous avons fait une petite expérience. Nous avons fait parvenir un petit courriel (email) à la plupart des chroniqueurs connus (ne vous inquiétez pas, nous ne nommerons personne) leur demandant de nous donner leur appui à notre demande  (voir ici) afin que la SAQ indique enfin sur son site internet de manière complète la composition des cépages de chacun des vins qu'elle vend; rien de bien méchant ou compromettant, vous en conviendrez. Ce courriel a aussi été envoyé à certaines associations québécoises (pas de noms encore une fois) de personnes reliées au domaine du vin que les consommateurs pourraient croire sympathiques à leur cause. Quel fut le résultat de ce courriel inoffensif demandant simplement l'appui des chroniqueurs, sommelier(e)s et associations spécialisées à cette demande légitime auprès de la SAQ?

Silence radio total.

Tous semblent trembler de peur à la simple idée de froisser ou de déplaire à la toute puissante SAQ. Pour protéger ou défendre les droits des consommateurs de vin du Québec, il semble qu'il faudra regarder ailleurs.

5.  L'ombdsman de la SAQ

Bien peu de gens connaissent son existence. Sur le site internet de la SAQ , on peut voir que le poste d'ombudsman y est mentionné; c'est donc dire qu'une personne indépendante, chargée d'étudier les litiges envers la SAQ, occupe ces fonctions. Aurions-nous trouver la perle rare? Serait-ce trop beau pour être vrai?  Effectivement car cet ombudsman s'occupe uniquement des différents de la SAQ envers ses employés ou ses fournisseurs. Les millions de consommateurs eux, devront chercher une oreille attentive ailleurs.

Conclusion

Tant que les choses demeureront telles qu'elles le sont et que certains changements ne seront pas apportés par le Gouvernement du Québec (et je ne pense pas nécessairement ici à une privatisation), il semble que la clientèle captive de la SAQ se retrouve fin seule pour défendre ses droits de consommateurs de vin.  Nous ne voulons partir une croisade à nous seuls sur ce sujet, n'ayant pas l'étoffe des martyrs.  Le présent texte a uniquement pour but de vous brosser un tableau de la situation actuelle.  En l'absence de tout leader à l'horizon, si une volonté de changement devait se manifester, c'est de la population qu'elle viendra.

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