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jeudi 22 juin 2017

Renaissance des vins blancs au Québec


NOTE: Ce texte a aussi été publié le 22 juin 2017 dans le HuffPost Québec (voir ici).

Alors qu'elle avait atteint un creux historique il y a 7 ans de cela, la consommation de vins blancs donne des signes encourageants de reprise au Québec.

Déclin

Selon des statistiques que j'ai obtenues de la Société des Alcools du Québec, les ventes de vins par couleur pour l'année financière 1995-1996 étaient de 48,1% pour les rouges, et de 50,2% pour les blancs, le reste étant pour les vins rosés. Et oui, il y a environ 20 ans, il se buvait davantage de blanc que de rouge dans la Belle Province!

Puis, s'amorce alors un constant déclin pour les vins blancs. En 2007, cette couleur ne représente plus que 22,6% des ventes du monopole (moins de la moitié consommée en 1996), alors que la part des rouges grimpe à 73,5%. En gros, pour chaque bouteille de vin blanc, il se vend 3 bouteilles de vin rouge.

Renaissance

Cette situation serait en train de se résorber. Ainsi, pour la période financière 2015-2016, la part de marché des vins rouges avait diminué à 65,8% alors que celle des vins blancs s'établissait à 29,6%.

Et si l'on en croit le rapport financier annuel qu'a publié la SAQ le 16 juin dernier, cette tendance se poursuit, tel que le tableau suivant le démontre:


On peut présumer que d'ici quelque temps, on pourrait avoir une situation beaucoup plus équilibrée, soit autour de 60% pour les vins rouges et de 35% pour les blancs (et 5% pour les rosés).

Les causes probables

Il importe de savoir que nous ne sommes pas le  seul endroit où l'on a observé une forte diminution de la consommation des vins blancs. Il y a eu de par le monde depuis le French paradox, une étude publiée à la fin des années 80 affirmant que la présence d'antioxydants dans le vin rouge était bénéfique pour la santé, un grand engouement pour les vins de cette couleur. 

En France, la popularité du vin rosé a même relégué le vin blanc en troisième position des ventes dans l'Hexagone.

À ces considérations internationales, on peut ajouter une cause plus locale, soit le prix élevé des vins d'entrée de gamme au Québec, surtout depuis les dix dernières années. Le consommateur québécois ayant un budget discrétionnaire limité, celui-ci dut probablement se contenter la plupart du temps de n'acheter qu'une seule bouteille de vin, qu'il consommait habituellement le samedi soir. 

La diète des Québécois, généralement orientée vers les viandes plutôt que vers le poisson et les fruits de mer, a sans doute aussi favorisé la consommation de vins rouges.

Le retour des vins blancs

Comme les chiffres mentionnés plus haut le démontrent bien, les vins blancs reprennent du poil de la bête, et c'est tant mieux.

La SAQ ayant semble-t-il réalisé qu'elle commençait à manquer cruellement de vins à prix très abordables, a recommencé il y a un an environ, non seulement à regarnir ce segment de son répertoire, mais aussi à remettre peu à peu la qualité à l'avant-plan, tel que je lui suggérais de le faire il y a exactement quatre ans.

La plupart des Québécois sont dorénavant en mesure d'acheter à chaque semaine un rouge et un blanc pour une vingtaine de dollars. Pourquoi choisir quand on peut avoir les deux?



Sans compter que nos habitudes alimentaires se diversifient peu à peu. On mange un peu moins de viandes rouges et davantage de poissons, de salades et de légumineuses, lesquels se marient généralement mieux avec les vins blancs.

Une erreur répandue

L'une des choses qui surprend le plus les participants qui assistent à mon cours d'initiation à la dégustation du vin, c'est lorsqu'elles réalisent que pendant de nombreuses années, elles servaient leurs vins blancs à une température trop froide.

La plupart des blancs sont à leur meilleur autour de 10-12° Celsius. Plus bas que cette fourchette, le froid les paralyse;  ils ne sentent presque rien et ne goûtent pas grand chose. Pas étonnant que dans ces conditions, on peine à les apprécier.

L'acquisition d'un seau à glace pourrait être une bonne idée. Si vous optez pour le frigo, n'oubliez pas que sa température intérieure est à 4° Celsius. Après quelques heures, c'est la température du contenu de votre bouteille de vin. Il est donc préférable de la sortir du frigo une quinzaine de minutes environ avant le début du service. 

N'oubliez pas que votre palais est le meilleur outil pour évaluer votre plaisir. Soyez-y attentif.

Meilleur avec de la nourriture

Si vous avez décidé de vous remettre peu à peu aux vins blancs, je vous recommanderais de les consommer à table. Tout comme les vins rouges se bonifient lorsqu'ils accompagnent des mets qui leur conviennent, il en va de même pour les vins blancs.

Non seulement cela fera ressortir les nuances et les subtilités de leurs saveurs, mais l'acidité qui leur donne leur fraîcheur vous paraîtra plus équilibrée et agréable en bouche.

Ma sélection

Le monde du vin est vaste et on n'a jamais fini de l'explorer. La dégustation organisée le 13 juin dernier par l'AQAVBS comprenait de nombreux vins blancs. Les plus intéressants selon moi font partie de ma sélection d'aujourd'hui ainsi que quelques autres.

Vous trouverez donc à la suite de ce billet une galerie-photos renfermant 10 bons vins blancs provenant de France, d'Espagne, du Portugal et du Québec, à des prix oscillants environ entre 11$ et 19$. 

Comme toujours, un lien situé à la fin de la galerie vous permettra de télécharger la liste pour référence ultérieure.

Pour un choix encore plus vaste, je vous signale qu'au dernier décompte, on retrouvait plus de 746 vins blancs sur ce blogue.

L'été est à nos portes. Vous ne trouverez pas meilleur moment pour profiter des saveurs rafraîchissantes proposées par les vins blancs, où chacune de vos gorgées sera une opportunité d'exploration et de découvertes.

Bonnes dégustations!





Accéder à la galerie-photos

Télécharger la liste des vins




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