Google Translate

Bienvenue sur ce site COMPLET et GRATUIT d'information sur les bons vins du monde entier!

Amateurs de vin qui prenez votre plaisir au sérieux, bienvenus!

NOTE: En poursuivant cette lecture, vous déclarez avoir l'âge légal requis dans votre pays pour consommer de l'alcool.

AVIS

Ce site est dédié à ceux et celles qui aiment lire, réfléchir et apprendre sur le sujet du vin. Sans aucune publicité, il est donc libre et indépendant de toutes influences externes, incluant le monopole d'état. Il regorge d'informations diverses (+ de 2,400 articles soit l'équivalent de 5 bouquins) sur le domaine vinicole du monde entier. L'auteur, qui déguste du vin depuis 40 ans, ne gagne pas un sou avec ses écrits. Il ne désire pas vous dire quoi acheter car il n'a rien à vous vendre, sauf sa passion pour le vin. Soyez votre propre juge.



Qui sommes-nous? | À propos de l'auteur

Rechercher dans ce blog

Article en vedette

<b>Savez-vous reconnaître un vin bouchonné?</b>

jeudi 21 août 2014

Et si vous dépensiez moins pour votre vin? (4 trucs pour économiser)


Note: Ce texte a été publié le 21 août 2014 dans le Huffington Post Québec (voir ici).

Depuis le 1ier août, une mesure prévue dans le budget provincial de juin dernier est entrée en vigueur, soit une hausse de 28,5% de la taxe spécifique sur le vin. Voici 4 manières de ne pas en subir les effets.

Mais qu'est-ce que la taxe spécifique sur le vin au juste? Afin d'y voir plus clair et de vous faire réaliser pourquoi cette augmentation est exagérée, décortiquons le prix de vente d'une bouteille de vin vendue au Québec avant le 1ier août dernier, tel que l'explique le rapport annuel de la SAQ à la page 41.


On y voit dans cet exemple, que pour une bouteille que l'on vous vend 16,20$, le prix payé par la SAQ au fournisseur (ligne 2) est de 5,44$. Ce montant inclut la commission de 15% de l'agence québécoise qui représente le fournisseur, le transport, la bouteille de verre, l'étiquette, l'embouteillage, le bouchon, le profit du producteur, possiblement les frais de publicité et de promotion dont profitera la SAQ et bien sûr ... le coût du vin (moins de 2,00$).

La première ligne est la majoration (marge bénéficiaire) appliquée par la SAQ, 7,44$, soit 135%. La ligne 3 est pour la TVQ (1,40$), la ligne 5 la TPS (0,70$), la ligne 6 les droits d'accise et de douane du gouvernement du Canada (0,48$).

Reste la ligne 4 pour la Taxe spécifique sur le vin, qui est celle qui a récemment été augmenté de 0,24$ la bouteille par le gouvernement du Québec. Après le 1ier août dernier, cette taxe est donc passée de 0,84$ la  bouteille de 750 ml à $1,08$. Notez que cette taxe de 1,08$ s'applique de manière uniforme à toute bouteille de vin, que celle-ci soit vendue 10,00$ ou 50,00$.

Le prix de vente au détail de notre bouteille de vin de 16,20$ est donc passée au 1ier août dernier à 16,44$ (16,45$ dans les faits). Nous avons donc pour une bouteille de vin de 750 ml vendue 16,45$, moins de 2,00$ en valeur de vin et environ de 14,50$ de frais divers. Beaucoup de taxes, un peu de vin.

Le gouvernement comprendra-t-il un jour?

Une augmentation de 0,25$ la bouteille semble minime à première vue. Mais lorsque l'on réalise la faible valeur du produit par rapport au prix de vente demandé, on arrive à se demander si ceci n'est pas la goutte qui fait déborder ... le verre à vin!

Notre gouvernement provincial réalisera-t-il un jour que "Trop d'impôt, tue l'impôt'', surtout lorsqu'il y a absence de croissance? Connaît-il le principe de la courbe de Laffer qui explique que lorsqu'un niveau déraisonnable est atteint, augmenter une taxe mène à un résultat contre-productif?

L'objectif avoué du gouvernement

Avec des ventes au Québec de 229 millions de bouteilles de vin pour une période de 12 mois, le gouvernement compte en augmentant la taxe spécifique sur le vin de 0,24$ sur chaque bouteille, aller chercher plus de 55 millions de $ supplémentaires. 

Pas compliqué et rien de plus facile pour le gouvernement. Si l'objectif du nombre de bouteilles de vin est atteint, c'est 55 millions de dollars supplémentaires qui vont tomber sans effort dans ses poches, ce qui implique un montant identique de moins dans les vôtres! C'est un fait inéluctable. Si c'est le gouvernement qui l'a, c'est vous qui ne l'avez plus.

Merci à Marie-Claude Journault pour cette évocatrice illustration!
 Voir son site internet: mcjournault.com

Un gouvernement accro aux revenus sur l'alcool


Comme le démontre le tableau ci-contre, si on additionne le dividende généré par la SAQ (1,003 milliard), la TVQ (332,1 millions), la taxe spécifique (187,2 millions) et la taxe pour les titulaires de permis (47,4 millions), le gouvernement du Québec a donc récolté plus de 1,569.7 milliard de dollars de revenus totaux sur des ventes de moins de 3 milliards (2,934.9 milliards) du monopole. Plus de 53,4% de tout ce que vous achetez à la SAQ va, sous une forme ou sous une autre, au gouvernement du Québec. Et il veut maintenant que vous lui en donniez encore plus!

Le gouvernement du Canada est pour sa part moins vorace, se contentant de vous faire une ponction de seulement 386,2 millions de $ qu'il prélève par le biais de ses droits d'accise et de douane et de sa TPS. Ainsi, sur vos achats de 2,907 milliards de $ à la SAQ, près de 2 milliards (1,9559 milliard ou 67%) vont à ces deux gouvernements. Et ce sera bientôt encore plus avec la récente hausse de la taxe spécifique en vigueur depuis le 1ier août dernier.

En avez-vous ras-le bol?

Avant que vous ne sombriez dans le désespoir, laissez-moi vous donner, chers lecteurs et lectrices, 4 trucs pour vous aider à contrecarrer les plans du gouvernement du Québec de puiser davantage dans votre porte-monnaie avec sa hausse de 28,5% (de 0,84$ à 1,08$) de la taxe spécifique sur le vin. Je crois que cela va vous plaire.

Si les revenus supplémentaires escomptés ne sont pas au rendez-vous, vous passerez ainsi un message clair à nos trop dépensiers dirigeants, qu'augmenter davantage cette taxe les pénalise, leur ôtant ainsi pour un bon bout de temps toute envie de récidiver.

Ne rien faire équivaudra pour les consommateurs de vins de la province de Québec à consentir en silence à payer encore plus cher pour votre vin aujourd'hui et encore plus demain (sinon où s'arrêteront-ils?) alors que nous sommes déjà ceux qui payons le plus pour ce produit dans toute l'Amérique du Nord.

La plupart des gens sont d'accord à payer des taxes raisonnables sur l'achat de leurs vins et alcools pour financer les besoins de l'état. Là où ils commencent sérieusement à décrocher, c'est quand on les sur-sur-sur-surtaxe au point de friser le ridicule.

Comment faire?

La hausse de la taxe spécifique étant incluse dans le prix, on ne peut faire grand chose de ce côté. La seule manière d'annihiler les revenus additionnels qu'elle engendra est de faire légèrement baisser le montant des ventes de vin au Québec, faisant en sorte que le montant de dividendes versés au gouvernement par la SAQ diminue au moins autant que les revenus supplémentaires que rapportera la hausse de la taxe spécifique sur le  vin.

Loin d'être impossible!

Le taux de profit net de la SAQ selon dernier rapport annuel est de 34,2%. Afin d'annuler une hausse de revenus de 55 millions de $ de la taxe spécifique sur le vin, il suffit que les ventes de vin au Québec diminuent d'environ 160 millions de $. 

Bien qu'une diminution de 160 millions de $ puisse vous paraître élevée, sachez que cela ne représente dans les faits que 7,2% des ventes totales de vin puisque celles-ci totalisent annuellement environ 2 milliards deux cents treize millions de $ (2,313.6 milliards). C'est donc un objectif tout à fait réalisable, si une majorité de consommateurs s'y rallie.

Avec les prix du vin qui ne cessent d'augmenter plusieurs personnes m'ont demandé par courriel comment elles pouvaient économiser. Disons pour vous rassurer que je ne vous obligerez pas à faire vous-mêmes votre vin; il y a quand même des limites au sacrifice et à la souffrance!  Voici donc 4 trucs pour y parvenir, en débutant par le plus difficile jusqu'au plus facile.

Truc #1

Achetez moins de vin. Je vous l'avais dit que ce n'était pas facile. Mais c'est drôlement efficace. Par exemple, si vous achetez d'habitude 3 bouteilles de vin par semaine et que vous n'en achetez plus que 2, cela représente une diminution de 33.3%. Je connais des personnes qui ont décidé depuis peu de diminuer, voire de ne plus du tout acheter de vin, écœurées d'être sur-exploitées, ce que je trouve dommage car un peu drastique. Mais si certaines personnes peuvent faire une telle chose, il est vous est certes possible de diminuer au moins un peu votre consommation pour un certain temps, soit jusqu'à ce que le gouvernement s'ouvre les yeux. Pas besoin d'un boycott total pour cela, du moins pas pour l'instant.

Truc #2

Achetez parfois du vin en Ontario. On pourra relire à cet effet, le billet publié ici même le 31 juillet dernier (Vaut-il la peine d'aller acheter du vin en Ontario?). Plus facile évidemment pour ceux qui demeurent pas trop loin de la frontière. Les économies réalisées toutefois sur les vins vendus moins de 20$ compensent généralement amplement pour le coût de l'essence. Encore une fois, il ne s'agit pas d'acheter tout son vin en Ontario mais d'y faire quelques visites au cours de l'année afin de faire baisser le montant de ses achats annuels d'au moins 7,2%.

Truc #3 

Attendez les promotions de la SAQ pour acheter votre vin. Je sais, ceci demandera de votre part un peu de planification. Il y a habituellement au moins une promotion faite par notre monopole à tous les mois, soit sous forme d'une circulaire ou une cinquantaine de produits sont regroupés sous un thème particulier, soit sous forme d'un rabais de 10% généralisé. Au lieu d'acheter une ou deux bouteilles à chaque semaine, allez-y une fois par mois alors qu'une promotion est en vigueur et achetez alors tous les vins que vous prévoyez avoir besoin au cours du prochain mois. Sachez que pour une durée de quelques semaines, vos bouteilles se conserveront aussi bien chez vous que sur les tablettes de la SAQ. Non seulement économiserez-vous sur vos achats de vin mais aussi sur vos frais de déplacements! 

Truc #4  

Payez votre bouteille 1,00$ de moins qu'habituellement. Voilà un truc facile et applicable en tout temps. Vous choisissez habituellement un vin de 18$? Achetez-en une de 17$. Vous payez habituellement 15$? Optez plutôt pour une autre à 14$! Le prix moyen payé par les Québécois tourne autour de 16$ la bouteille. S'ils utilisent ce truc en payant plutôt 15$, les consommateurs économiseront 6,25%, ce qui est bien prêt de l'objectif visé de 7,2%. Avec ce truc ce n'est pas le volume qui diminue mais uniquement le prix payé. Est-on capable de faire au moins ça?

Et si vous croyez qu'il n'existe aucun bon vin à 12$, 13$, 14, et 15$, vous devriez lire plus souvent cette chronique. Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai identifié pour vous dix vins dans cette catégorie de prix: Les aubaines de l'heure (de 15$ et moins).

Créer un buzz médiatique

Rappelons que c'est le gouvernement du Québec et non la SAQ qui est responsable de cette dernière hausse du prix du vin. C'est donc à celui-ci que vous devez faire passer votre message en utilisant une combinaison des méthodes indiquées ci-dessus afin qu'il ramène le montant de sa taxe spécifique au taux qui prévalait avant le 1ier août dernier.

L'histoire nous apprend que tout grand mouvement a débuté petit. Et ça commence par vous dès aujourd'hui. Il importe donc que vous partagiez ce texte à tous vos contacts et amis. Demandez-leur de le partager à leur tour avec leurs contacts respectifs. Nous sommes à l'ère des médias sociaux, servez-vous en! Nous pourrions être surpris de l'ampleur que cela pourrait prendre d'ici quelques mois à peine. 

Que choisissez-vous? Avoir collectivement 55 millions de dollars de moins dans vos poches ou bien avoir 160 millions de dollars de plus? Vous n'avez rien à perdre et tout à gagner.


Suggestions de la semaine: 

Afin de rester dans l'esprit du billet de cette semaine, voici mes recommandations parmi les 50 quelques vins offerts à rabais jusqu'au 24 août prochain dans la circulaire "À chacun ses petits prix". Profitez-en pour prévoir vos besoins en alcool pour les prochaines semaines, voire les prochains mois.

http://bit.ly/1penRKi

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire