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<b>Savez-vous reconnaître un vin bouchonné?</b>

vendredi 29 novembre 2013

À quand de la visibilité pour les vins du Québec?


Note: Ce texte a aussi été publié le 28 novembre 2013 dans le Huffington Post Québec (voir ici).


Si l'on veut vraiment que l'industrie vinicole québécoise dont la qualité s'améliore d'année en année puisse se développer, il faudra absolument que le gouvernement de notre province décide enfin de mettre en place les mesures qui lui permettront de prendre son essor comme l'a fait le gouvernement de l'Ontario il y a plus de trente ans. Et l'une de ces mesures est d'offrir de la visibilité à ces produits.

Avant d'entrer dans le vif de ce sujet, je me permettrai de vous rappeler que la Fête des Vins du Québec se tiendra au Marché Bonsecours à Montréal les 29 et 30 novembre et le 1ier décembre prochains. Une occasion unique de prendre connaissance d'une partie de l'offre québécoise sans avoir à faire vous-mêmes la tournée des vignobles.

Pour tous les détails sur ce salon, je vous invite à consulter le résumé complet qu'a dressé récemment dans ce média ma collègue Natalie Richard à ce propos (voir ici).

Après plus de trente ans, où la viticulture québécoise en est-elle rendue? Je vous dirais très bien au niveau du développement qualitatif des produits. On maîtrise de mieux en mieux la culture de la vigne dans ce climat qui est le nôtre. On arrive ainsi à produire des vins blancs de très bonne qualité, de délicieux vins rosés, des vins mousseux surprenants, et même des vins rouges plus que buvables!

Mais si l'on veut que l'industrie viticole participe de plus en plus au développement de l'économie québécoise et l'amener à un niveau supérieur, des changements s'imposent. Mais avant que les personnes qui sont allergiques à tout changement ne frissonnent de peur, laissez-moi tout d'abord vous exposer la suggestion qui suit, laquelle m'apparaît raisonnable et sensée.

Car pourquoi voudriez-vous que nos vignobles, au lieu de produire 10,000 bouteilles par année en produisent 100,000, s'il n'y a aucun espoir que leurs produits soient adéquatement distribués? C'est ce cri du cœur qu'a lancé en octobre dernier au gouvernement du Québec le président de l'Association des Vignerons du Québec, promettant même de faire des gestes d'éclat si la torpeur gouvernementale n'est pas bientôt secouée.

Il est en effet incompréhensible que des vins du bout du monde comme ceux de la Nouvelle-Zélande puissent facilement se retrouver sur les tablettes de succursales de la SAQ situées à quelques kilomètres de certains vignobles québécois alors que les vins du Québec y ont difficilement accès.

Et que dire des vins d'épiceries et de dépanneurs souvent importés en vrac de lointains pays tels le Chili ou bien l'Espagne qui ont plus de facilité que les nôtres à accéder à notre marché intérieur?

Le député libéral de Huntingdon, Stéphane Billette, dont la circonscription compte quelques vignobles, a préparé un projet de loi (#395) qui a été déposé en juin dernier auprès des députés de l'Assemblée Nationale et qui propose en autres mesures que la promotion des vins du Québec soit dorénavant incluse dans le mandat de la Société des Alcools du Québec (comme pour la LCBO en Ontario) et que les vins du Québec puissent aussi être distribués dans les épiceries licenciées.

Qui plus est, l'Association des Détaillants en Alimentation du Québec (ADA) qui regroupe 8,000 détaillants réclame déjà depuis plusieurs années des changements à la loi désuète sur la vente de vins dans les épiceries afin de lui permettre d'offrir à ses clients des vins de meilleure qualité. Dans un communiqué paru le 22 octobre dernier intitulé ''Ce n'est pas l'envie qui manque'' celle-ci se dit prête à accueillir avec joie les vins du Québec sur ses tablettes pour peu que le gouvernement y consente.

Les détaillants en alimentation sont prêts à en faire plus pour promouvoir les alcools québécois ... Depuis trop longtemps, les détaillants en alimentation ne peuvent pas offrir des accords avec tous les alcools de notre terroir : « Pourtant, quoi de plus naturel que de proposer une bonne bouteille de vin d'ici pour accompagner un des excellents fromages du Québec »

Afin d'aider la population à mieux comprendre les conséquences bénéfiques dont elle pourrait (peut être un jour) bénéficier, l'ADA a conçu des images publicitaires qui pourraient avoir cours alors, mettant en relief des accords de nourriture du Québec (fromages, viandes, poissons, fruits de mer) avec des vins de notre terroir.



Une telle chose ne serait-elle pas logique et souhaitable, d'autant plus que ceci respecte tout à fait l'esprit de la nouvelle politique sur la souveraineté alimentaire mise récemment de l'avant par l'actuel gouvernement du Québec?

Il y a quelques semaines, un lecteur m'avait par l'entremise d'un commentaire posée la question suivante: ''Êtes-vous un chroniqueur vin ou un chroniqueur politique?'' Je lui répondrai que je n'ai guère le choix d'être malheureusement les deux à la fois puisqu'au Québec tout passe par le gouvernement. Ce n'est donc pas moi qui s'immisce dans la politique mais plutôt le gouvernement qui s'ingère dans le vin.

En résumé:

- Les vignerons du Québec disent clairement avoir besoin de visibilité

-Les détaillants en alimentation du Québec déclarent qu'ils accueilleraient avec joie les vins du Québec sur leurs tablettes

-La population du Québec (et son économie) en bénéficierait grandement

-Un projet de loi existe et qui ne demande qu'à être adopté après avoir été discuté par les députés provinciaux

Or, notre gouvernement provincial pour une raison inconnue refuse toujours d'appeler le projet de loi # 395 du député Stéphane Billette afin que celui-ci soit étudié par les députés de l'Assemblée Nationale. 

Jalousie? Négligence? Partisanerie? Incapables que nous sommes à travailler ensemble, il semble que ce ne soit pas demain la veille que nous commencerons à combler le grand retard que nous accusons à cet égard face à notre voisine, la province de l'Ontario.

Il est tout de même décevant de constater que la plupart du temps ce sont les députés de l'Opposition qui ont les meilleures idées mais qu'une fois élus ils semblent les avoir perdues.

Je vous invite à consulter la quatrième et très intéressante dernière partie du vaste sondage qu'a mené la firme MBA Recherche sur le marché du vin au Québec.

On y apprend quelle est la perception de la population sur la Société des Alcools du Québec, sa gestion, sur son statut de monopole et son avenir.

Lien:  http://bit.ly/1jJMwiY


Suggestions de vins de la semaine:

J'aurais bien aimé vous proposer des vins du Québec mais devant le faible choix proposé dans les succursales de notre monopole, il m'aurait été difficile de vous conseiller des produits que vous auriez pu facilement trouvés à l'échelle du Québec. Espérons que la situation sera différente l'an prochain.

Vins blancs

Adega de Pegoes, Peninsula de Setubal, 2012, Portugal, 14,25$ (voir ici)

Viognier, The Y series, Yalumba, South Australia, 2012, Australie, 16,95$ (voir ici)

Vins rouges 

Cabernet/Merlot, Five vineyards, Mission Hill, Okanagan valley, Colombie-Britannique, 2009, Canada, 18,85$ (voir ici)

Devois des Agneaux, Coteaux du Languedoc, Vignobles JeanJean, 2011, France, 20,45$ (voir ici) 

Bonnes dégustations!


AJOUT: le 29 novembre 2013

À peine 24 heures après la publication de cet article dans le Huffington Post Québec et sur ce blogue, la Première Ministre du Québec, madame Pauline Marois, annonçait en conférence de presse quelques (timides) mesures qui aideront les producteurs de vin du Québec. Un petit pas, mais dans la bonne direction.

Lien vers la vidéo (6 min. 11 sec.):

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