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vendredi 12 juillet 2013

POURQUOI VOUS PRIVER DES VINS D'IMPOR- TATION PRIVÉE?


Note:  ce texte a été publié le 11 juillet 2013 dans le Huffington Post Québec (voir ici).

Vous n’êtes pas satisfait du choix et de la qualité des vins que vous trouvez sur les tablettes de la SAQ? Sachez qu’une autre avenue s’offre à vous et que peu de personnes connaissent, soit celle de l’importation privée. Examinons ensemble cette semaine en quoi cela consiste.

La première idée qui vient spontanément en tête des gens lorsque l’on mentionne l’importation privée, est celle d’importer soi-même un ou des vins en plaçant directement une commande chez un vigneron, souvent à l’occasion ou suite à un voyage dans une région viticole donnée.

C’est une méthode longue et fastidieuse. Évidemment, il y a toute une procédure à suivre, des papiers à remplir avec la SAQ (voir ici). Entre la commande et la livraison au Québec, il faut s’attendre à un délai minimum  variant entre 12 et 16 semaines. 

Bien sûr, notre monopole appliquera sa marge bénéficiaire habituelle (135%) et ajoutera toutes les taxes applicables, faisant ainsi approximativement tripler le coût de votre achat. Et bien le bon petit Bordeaux rouge que vous trouviez si délicieux en Europe à 6,50 euros  ($8,75$ CAD) $, vous risquez de l’avaler  de travers à 25$ si vous n’êtes pas prévenus à l’avance. Lorsque l’on va de l’avant avec cette démarche, c’est surtout parce que l’on tient à avoir un produit en particulier, plus que pour profiter d’une aubaine.

Mais il existe une autre manière de procéder, soit celle d’acheter des vins d’importation privée qui ont déjà été sélectionnés par l’une des nombreuses agences de vins qui ont pignon sur rue au Québec. Les produits étant déjà ici (s’il en reste), le processus est donc très rapide. Et le choix est vaste pour ne pas dire impressionnant. Le répertoire de tous les vins (courants et de spécialités) de la Société des Alcools compte environ 8,000 produits. Le nombre des vins d’importation privée des agences québécoises est à tout le moins aussi élevé, sinon plus! 

Et il y en a de tous les genres et de tous les prix; et oui, même que certains sont offerts pour moins de 10$, preuve que quand on veut, on peut!

Encore une fois, cette offre parallèle de produits est sous l’autorité de la SAQ. C’est elle qui reçoit les commandes des agences à son entrepôt et qui les livre sur demande des agences à ses succursales pour que le client de l’agence puisse payer et prendre livraison de ses bouteilles. 

Si on ne peut espérer payer moins cher son vin que s’il avait été sélectionné et vendu par la SAQ, le fait d’avoir 8,000 produits supplémentaires au répertoire du  monopole résulte en une offre plus large pour le consommateur. On y retrouve des producteurs absents des tablettes de la SAQ ou des produits additionnels à la gamme retenue par le monopole. Bien qu’il y ait des vins de gros producteurs, on y retrouve très souvent des vins de producteurs de taille plus modeste qui n’auraient pas les moyens de rencontrer les exigences monétaires exigées pour avoir leurs produits sur les tablettes des succursales.

Les agences comptent parmi leur clientèle beaucoup de restaurants qui garnissent leur carte des vins de ces produits non disponibles à la Société des Alcools. Ces produits exclusifs les aident à se bâtir une image de marque auprès de leurs clients. Puisque ceux-ci ne sont pas en mesure de comparer le prix demandé avec celui de la SAQ, ils n’auront cependant  pas d’autres choix que de s’en remettre à la bonne foi de ces restaurateurs.

Comme pour toute chose, le meilleur côtoie le pire et il faut être sélectif. L’idéal est d’assister à des dégustations ouvertes au public que les agences organisent à l’occasion. Les dégustations les plus importantes sont certainement celles menées une fois ou deux par année par le RASPIPAV, une organisation qui regroupe une quarantaine d’agences qui proposent des vins d’importation privée. La prochaine se tiendra du 2 au 4 novembre prochain au Marché Bonsecours à Montréal.

Ce genre d’évènement vous aidera à vous guider quelque peu dans cette forêt de 8,000 produits ainsi qu’à identifier les agences en mesure de combler vos goûts et vos besoins. Car en effet si certaines ont un peu de tout, d’autres ont des spécialités. Certaines offrent beaucoup de vins bios, d’autres des champagnes, une autre des vins italiens, une autre des vins australiens, français, etc.

On peut aussi se fier aux recommandations faites par des chroniqueurs spécialisés que vous jugez fiables. Car il ne faut pas oublier que l’une des exigences de la SAQ pour les vins d’importation privée, c’est que ces produits doivent être vendus à la caisse, de 6 ou 12 bouteilles selon les produits. Il importe donc de bien choisir.

J’ai assisté le 6 mai dernier à une dégustation organisée par le RASPIPAV au restaurant Toqué pour les professionnels du milieu, ce qui m’a permis de goûter à environ 120 des produits qui y étaient proposés. J’ai pensé vous faire part par l’entremise du diaporama ci-dessous d’une douzaine de vins qui selon moi valent la peine d’être commandés à la caisse.



  

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